🏺📜 UNE MOMIE ÉGYPTIENNE CONTENAIT UN TEXTE LIÉ À L’« ILLIADE » DANS SON ABDOMEN — LES ARCHÉOLOGUES SONT STUPÉFAITS

Une momie égyptienne renfermait un passage de l’« Iliade » dans son abdomen : une découverte archéologique sans précédent

Dans les profondeurs silencieuses d’une ancienne nécropole d’Égypte, les archéologues pensaient encore une fois exhumer les vestiges familiers d’un passé déjà bien documenté. Mais au cœur d’une momie datant de l’époque romaine, ils ont découvert quelque chose d’absolument inattendu : un fragment de l’« Iliade » d’Homère soigneusement placé à l’intérieur de son abdomen.

Cette découverte extraordinaire, réalisée sur le site antique d’Oxyrhynque — aujourd’hui Al-Bahnasa — pourrait bouleverser notre compréhension des pratiques funéraires gréco-égyptiennes. Pour la première fois dans l’histoire de l’archéologie, un texte littéraire grec semble avoir été volontairement intégré au processus de momification.


Une voix venue de Troie au cœur d’une momie

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Le papyrus retrouvé dans la momie contient un passage du Livre II de l’« Iliade », le célèbre poème épique attribué à Homère. Ce passage décrit la liste des navires grecs engagés dans la guerre légendaire contre la cité de Troie.

Le texte, rédigé en grec sur du papyrus, avait été placé à l’intérieur de l’abdomen du défunt lors du rituel d’embaumement. Selon les chercheurs de l’Université de Barcelone participant à la mission archéologique, ce geste n’était probablement pas décoratif, mais profondément symbolique.

Esther Pons Mellado, codirectrice de la mission archéologique à Oxyrhynque, explique que durant l’époque romaine, il était relativement courant d’introduire des papyrus dans les corps momifiés, notamment dans la poitrine ou l’abdomen. Toutefois, jamais auparavant un texte littéraire grec aussi célèbre n’avait été retrouvé dans un contexte funéraire aussi explicite.


Oxyrhynque : la ville des papyrus perdus

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Le site d’Oxyrhynque est déjà mythique dans le monde de l’archéologie. Située dans le centre de l’Égypte, cette ancienne ville gréco-romaine a livré depuis la fin du XIXe siècle près de 500 000 fragments de papyrus.

Parmi eux figurent des contrats commerciaux, des lettres privées, des textes religieux, des œuvres littéraires perdues et même des fragments inconnus de tragédies grecques.

Mais cette nouvelle découverte possède une dimension unique.

Ignasi-Xavier Adiego, linguiste à l’Université de Barcelone chargé d’analyser le papyrus, souligne que la véritable nouveauté réside dans son contexte funéraire :

« C’est la première fois qu’un texte littéraire grec est découvert volontairement incorporé dans un processus de momification. »

Jusqu’ici, les papyrus retrouvés dans les momies étaient principalement des textes magiques, des prières ou des formules protectrices destinées à accompagner le défunt dans l’au-delà.

Pourquoi un extrait de l’« Iliade » a-t-il été choisi ici ? La question demeure ouverte.


Entre Égypte et Grèce : un monde hybride

À l’époque romaine, l’Égypte était devenue un immense carrefour culturel. Après la mort de Cléopâtre VII en 30 av. J.-C., le territoire passa sous domination romaine tout en conservant une forte influence grecque héritée des Ptolémées.

Dans les grandes villes égyptiennes, les traditions religieuses locales se mélangeaient aux croyances grecques et romaines. Les élites parlaient grec, lisaient les classiques helléniques et pratiquaient parfois des rites mêlant plusieurs traditions spirituelles.

Le papyrus de l’« Iliade » découvert dans cette momie pourrait symboliser cette fusion culturelle.

Pour certains chercheurs, le texte homérique aurait pu être considéré comme protecteur, presque sacré. Les héros de Troie et les récits de guerre, de destin et d’immortalité possédaient peut-être une valeur spirituelle capable d’accompagner l’âme du défunt dans l’au-delà.


Les mystérieuses langues d’or des morts

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La momie contenant le papyrus n’est pas la seule découverte fascinante du cimetière d’Oxyrhynque.

Au cours des précédentes campagnes de fouilles, les archéologues avaient déjà exhumé plus d’une douzaine de momies dotées de langues en or.

Ces petites plaques métalliques étaient placées dans la bouche des défunts afin de leur permettre de parler dans l’au-delà et de communiquer avec les dieux.

Lors des fouilles de 2025, l’équipe a découvert trois nouvelles langues en or ainsi qu’une langue en cuivre — une rareté qui intrigue encore les spécialistes.

Dans la pensée égyptienne antique, l’or symbolisait la chair des dieux. Posséder une langue d’or signifiait donc accéder à une forme de parole divine après la mort.

Les chercheurs ignorent encore si la momie contenant l’« Iliade » possédait également une langue métallique. Les analyses se poursuivent.


Un homme encore anonyme

Pour le moment, les scientifiques savent seulement que la momie appartenait Ă  un homme adulte.

Son identité, son statut social et les raisons exactes pour lesquelles ce passage de l’« Iliade » fut choisi restent inconnus.

Le papyrus est actuellement étudié en détail afin d’identifier précisément sa version, sa datation et son éventuelle signification rituelle.

Les chercheurs espèrent également découvrir si le texte a été spécialement copié pour un usage funéraire ou s’il provient d’un manuscrit plus ancien réutilisé lors de l’embaumement.


Une découverte qui brouille les frontières du monde antique

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Cette découverte rappelle à quel point le monde antique était plus connecté qu’on ne l’imagine souvent.

Dans cette momie égyptienne reposait non seulement un corps préservé depuis près de deux mille ans, mais aussi un fragment de la mémoire culturelle du monde grec.

L’« Iliade », récit de guerre et de héros immortels, traversa les siècles pour finir enfermée dans les bandelettes d’un défunt anonyme au cœur du désert égyptien.

Ce geste étrange — déposer un poème épique dans l’abdomen d’une momie — témoigne d’une époque où les frontières entre littérature, religion et magie étaient beaucoup plus poreuses qu’aujourd’hui.

Et peut-être qu’au fond, les anciens ne voyaient aucune différence entre un texte sacré et une grande œuvre littéraire. Les mots eux-mêmes possédaient un pouvoir.


Quand les morts deviennent des bibliothèques

Les archéologues poursuivent désormais leurs recherches à Oxyrhynque, convaincus que le site n’a pas encore livré tous ses secrets.

Chaque tombe ouverte semble contenir une nouvelle anomalie : des langues d’or, des textes grecs, des rites hybrides mêlant Égypte et Méditerranée.

Dans le silence des chambres funéraires, les morts continuent ainsi de transmettre des fragments oubliés de civilisations disparues.

Et cette momie, avec son morceau de l’« Iliade » caché dans l’abdomen, pourrait bien être l’un des témoignages les plus fascinants jamais découverts sur la rencontre entre le monde grec et l’Égypte antique.