Ce jour-là, je regardais les cartes de la bataille que nous préparions depuis des mois, quand mon collègue m’a posé la question qui allait tout changer : « Tu es sûr qu’on raconte la bonne version…

Ce jour-là, je regardais les cartes de la bataille que nous préparions depuis des mois, quand mon collègue m’a posé la question qui allait tout changer : « Tu es sûr qu’on raconte la bonne version...

« Tu te souviens de notre première vidéo ? » demandai-je, le sourire gêné. « Ouais, j’étais vraiment pas à l’aise, » répondit Quentin. « Nous non plus, crois-moi.

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C’est comme ça que nous avons lancé notre analyse de la bataille de Gaugamèles, ce choc qui, en 331 avant Jésus-Christ, opposa l’armée macédonienne d’Alexandre le Grand à celle de Darius III. Quatre ans après nos débuts hésitants, nous allions enfin nous attaquer au plus grand aboutissement de la tactique pure. Alexandre, à la tête de la Macédoine et de la Grèce, s’était lancé en 334 dans l’invasion de l’Empire perse. Après ses victoires au Granique et à Issos, il tenait l’Asie Mineure, avait conquis la côte méditerranéenne du Moyen-Orient, puis l’Égypte.

Darius lui avait laissé les mains libres, mais Alexandre ne s’en contentait pas. Il voulait devenir le nouvel empereur de Perse. En 331, il reprit son offensive. Sa cible initiale était Babylone, capitale de l’Empire.

Mais lorsqu’il apprit que Darius avait levé une immense armée pour l’arrêter, il changea de route et passa par le Tigre. Les Perses, surpris, ne purent harceler ses lignes de ravitaillement. Darius décida malgré tout de le suivre et l’attendit sur la plaine de Gaugamèles, qu’il avait fait préparer. Les estimations du nombre de soldats sont difficiles.

Côté macédonien, on parle de quarante à quarante-cinq mille hommes, dont sept mille cavaliers. Côté perse, les sources grecques, peu fiables, exagèrent volontiers : elles avancent de deux cent cinquante mille à un million d’hommes. Les estimations modernes varient entre cinquante mille et cent vingt mille, mais le chiffre le plus souvent retenu est de quatre-vingt-dix mille, dont vingt mille cavaliers. Peu importe le nombre exact : les Perses étaient bien plus nombreux.

Traumatisé par ses défaites précédentes, Darius avait un objectif simple : empêcher absolument Alexandre de le contourner pour sa tactique du marteau et de l’enclume. Son déploiement en reflétait la logique. Sur les ailes, il plaça son immense cavalerie, bien plus nombreuse que celle d’Alexandre, pour interdire tout contournement et, si l’occasion se présentait, déborder l’ennemi sur la droite. Au centre, Darius se positionna avec ses meilleures troupes : la garde impériale des Immortels, des mercenaires grecs, des archers, soutenus par des unités de cavalerie.

Toute la ligne était étendue pour profiter du surnombre, avec en deuxième ligne une masse impressionnante d’infanterie de qualité hétérogène. Le terrain plat et régulier avait été nettoyé par les Perses avant la bataille, notamment pour permettre l’emploi de leur arme favorite : les chars à faux. Tirés par quatre chevaux, avec un conducteur, un archer et un lancier, ces chars étaient de véritables armes de chasse. Les lames fixées aux roues fauchaient littéralement les membres inférieurs de tout ce qui passait à portée.

Piétinement, arrachement brutal de membres, parfois décapitation : des blessures effroyables, tant physiques que psychologiques. Mais ces chars étaient peu manœuvrables et exigeaient un terrain suffisamment plat. C’était justement pour cela que les Perses avaient préparé la plaine. Deux cents chars à faux furent placés en première ligne, prêts à charger.

Quelques éléphants se tenaient à l’arrière, mais ils n’intervinrent pas dans la bataille. Le déploiement perse était professionnel : front étendu, ailes renforcées, droite débordante, gauche interdisant les manœuvres, chars en première ligne pour créer un choc, centre fort soutenu par une réserve massive. Mais ce dispositif était un peu trop prévisible. Le déploiement d’Alexandre semblait, lui, plutôt classique.

Le centre était composé de ses phalanges macédoniennes, formations serrées et lourdes armées de sarisses de quatre mètres et demi à cinq mètres et demi, écrasantes par leur densité. À droite du centre se trouvaient l’infanterie d’élite des hypaspistes, des archers, des pelétastes, troupes légères de harcèlement armées de javelots, ainsi que de la cavalerie, dont celle d’Alexandre : les Compagnons, cavalerie lourde d’élite. Le tout était encadré par deux ailes légèrement en retrait pour protéger les débordements, et quelques phalanges de réserve étaient placées en deuxième ligne. Alexandre ne cherchait pas à étendre sa ligne autant que celle de Darius.

Il créa même des zones plutôt défensives pour se protéger des débordements. En apparence, son plan semblait simple. Il ne l’était pas. Dès le début, l’armée macédonienne fit glisser sa ligne vers la droite, tout en créant une diagonale.

Alexandre, ses Compagnons et son aile droite commencèrent à s’écarter du centre, suivis par les pelétastes, certainement cachés par la poussière soulevée par les chevaux. La réaction perse fut immédiate. Voyant l’aile gauche macédonienne, commandée par Parménion, offrir un espace de manœuvre important, la droite perse s’avança pour tenter de la déborder. L’autre aile perse suivit le mouvement d’Alexandre pour interdire sa manœuvre.

C’était la première partie du plan macédonien : aspirer. Des espaces étaient créés pour attirer les troupes adverses, qui y voyaient des erreurs ou des occasions tactiques. Sauf que tout cela était exécuté consciemment. En faisant bouger l’ennemi de cette façon, Alexandre pilotait ses mouvements, lui faisant faire ce qu’il attendait de lui.

Il l’aspirait. L’aile gauche macédonienne engagea le combat tandis que l’aile droite continuait de s’éloigner, tout en s’approchant doucement, tant et si bien que leur vis-à-vis décida d’attaquer, de peur de les voir quitter la zone de terrain préparé à son avantage avant la bataille. C’était la deuxième étape : fixer. Il s’agissait de bloquer les troupes adverses en les enfermant dans un corps à corps.

Une fois engagées, elles ne pourraient plus intervenir en cas d’imprévu. L’objectif de l’aile gauche macédonienne était de bloquer les Perses dans un combat long, pendant qu’à droite, Alexandre s’appuyait sur les pelétastes cachés, qui fixeraient parfaitement la gauche perse. Alors que le combat faisait rage sur les deux ailes, Darius lança ses chars contre le centre macédonien pour l’écraser le plus rapidement possible. Leur efficacité fut nulle.

Les Grecs et les Macédoniens s’étaient déjà confrontés aux chars à faux et avaient développé des tactiques pour les rendre inefficaces. Soit les phalanges de première ligne s’écartaient pour laisser passer les chars, qui s’enferraient sur la seconde ligne, soit ils appliquaient la formation en tenaille : les premiers rangs se resserraient vers l’extérieur pour créer une souricière. Les chars, difficiles à manœuvrer une fois lancés, avaient tendance à refuser les piques des premiers rangs, mais entraient ainsi dans le piège. Stoppés, leurs passagers étaient vite massacrés par les soldats au sol.

Les chars furent donc écrasés par des soldats macédoniens déjà formés à ce problème tactique. Pendant ce temps, le combat n’avait cessé d’éloigner les ailes perses de leur centre. Discrètement, Alexandre s’était écarté du combat. Son centre droit engagea son vis-à-vis et le fixa petit à petit sur sa ligne.

C’est le moment que choisit Alexandre : formant un triangle, il s’élança dans le trou laissé par la gauche perse. Les pelétastes fixaient la partie de la cavalerie perse qui tentait de suivre ce mouvement, tandis que le centre gauche était pris en tenaille, avec Darius au plus près du combat. C’était la troisième étape du plan : la rupture. En changeant le rythme tactique d’un coup, Alexandre avait imposé son tempo et s’était engouffré dans un espace qu’il avait créé par ses aspirations et maintenu par ses fixations.

Cela lui donna accès à un centre isolé, qu’il put piéger entre son infanterie d’élite et sa cavalerie personnelle, menaçant directement Darius. La manœuvre, cependant, avait ouvert un espace entre le centre macédonien et l’aile gauche de Parménion. La cavalerie indienne de Darius s’y engouffra et partit mener un raid contre le camp macédonien, plus loin. Mais elle n’attaqua pas les arrières de Parménion, et la réserve macédonienne put se replacer pour gérer cette cavalerie, trop éloignée.

Pendant ce temps, la première ligne du centre perse était écrasée. Darius, craignant pour sa personne et pour son armée, décida de fuir. Il est difficile de déterminer si l’armée perse s’enfuit, démoralisée par l’échappée de son roi, ou s’il s’agissait d’une retraite en bon ordre. Darius pensait probablement lever une nouvelle armée.

Ce fut un mauvais calcul politique : cette défaite le décrédibilisa complètement. Quoi qu’il en soit, il quitta le champ de bataille. Alexandre hésita à le poursuivre. Il fit deux mille tours lorsqu’il apprit que son aile gauche et Parménion étaient au bord de la rupture.

Son retour les sauva, tandis que le reste de l’armée perse se débandait. Ce fut l’une des plus grandes victoires tactiques de l’histoire. Malgré un sous-nombre important, un terrain choisi par l’adversaire et à son avantage, et une armée loin de son territoire, Alexandre gagna la bataille de Gaugamèles haut la main. On compte entre mille et trois mille pertes côté macédonien, contre quarante à cinquante mille côté perse.

Mais les blessés, justement, voilà un sujet dont nous étions mal équipés pour parler. C’est là que mon collègue JD, de la chaîne Asclépios, entra en jeu. Il connaissait bien mieux l’histoire de la médecine. « Le défi est de taille, dit-il.

Nous avons peu de sources à l’époque d’Alexandre. L’organisation d’une médecine militaire à proprement parler était sûrement un enjeu stratégique, et donc passée sous silence. »

On sait que les médecins grecs de l’époque hellénique étaient pour la plupart érudits et de bonne famille. Ceux des écoles prestigieuses, comme celle de Cos où se réclamaient les disciples d’Hippocrate, prétendaient descendre du dieu de la médecine et de Podalire lui-même.

Participer au corps expéditionnaire d’Alexandre était à la fois une source d’apprentissage sur le terrain et un immense prestige pour un médecin. Dans l’armée, le médecin était avant tout un combattant. L’existence d’un corps médical militaire dédié n’apparaîtrait que bien plus tard, à l’époque romaine. Mais pour le haut commandement et les aristocrates, il semble qu’il existait une suite de médecins et de chirurgiens recrutés parmi les plus prestigieux de la contrée.

La formation des médecins se faisant principalement par l’apprentissage d’un disciple auprès d’un maître, les campagnes étaient un moyen direct de s’exercer à soigner tout type de blessure. Sur le terrain, le médecin était particulièrement estimé et protégé, puisque plusieurs déclarations de protagonistes affirment que sa valeur équivalait à celle de nombreux hommes. Grâce à l’étude des écrits homériques, sur pas moins de cent quarante-sept confrontations étudiées, on observe que le danger vient surtout des coups portés par l’ennemi : soixante-dix-huit pour cent d’entre elles sont fatales. Le pronostic dépend de la zone touchée.

Une blessure à la tête : cent pour cent de mortalité. À la poitrine : quatre-vingt-cinq pour cent. Au cou ou dans la région cervicale : quatre-vingt-un pour cent. Et les blessures aux extrémités sont finalement les moins mortelles, à seulement quatorze pour cent.

C’est d’ailleurs pour cela que les chars à faux avaient un rôle plus démoralisateur et désorganisateur que purement létal : même s’ils pouvaient réduire les membres inférieurs en charpie, ce n’est probablement pas eux qui faisaient le plus de morts sur le champ de bataille. On peut aussi classer les armes par létalité : l’épée reste la plus efficace, puis les lances, les pierres et autres projectiles de siège, et enfin les flèches et traits. Le corps à corps reste de loin le plus dangereux et le plus meurtrier. Mais admettons que vous soyez seulement blessé.

Il est fort peu probable que vous soyez soigné directement sur le terrain : cela désorganiserait la formation. Votre rang militaire, votre rôle, et probablement votre statut conditionnent la rapidité et la sécurité de votre extraction vers le camp, les bateaux ou un village environnant. Le médecin vous déshabille, examine la blessure, établit un pronostic. S’il s’agit d’une flèche, il coupe ou retire le projectile, nettoie la plaie, puis applique une pharmacopée composée de plantes aux vertus apaisantes et probablement un peu antiseptiques.

En cas de fracture, les médecins grecs étaient capables de réduire les os puis de les immobiliser pour permettre une consolidation qui ne gênerait pas la fonction du membre. En cas de traumatisme crânien, la trépanation permettait parfois de soulager la pression intracrânienne, voire d’évacuer une hémorragie. Ils étaient également capables de pratiquer l’amputation pour limiter la progression de la gangrène, et même de mettre en place des prothèses. L’efficacité réelle de cette médecine n’était probablement pas énorme, vu la grande mortalité liée aux complications hémorragiques à court terme et aux infections secondaires.

Mais elle permettait sans doute de soulager et surtout d’établir un pronostic assez précis. Il est important de noter que les soins aux blessés de guerre n’étaient associés à aucune prière ni rituel, bien que cela restât une part importante des médecines grecques, même dans un cadre post-hippocratique. JD énuméra ensuite les blessures d’Alexandre le Grand référencées par Plutarque et ses contemporains : en moins 334 au Granique, un coup de dague à la tête, casque brisé, blessures superficielles au crâne ; en moins 333 à Issos, une blessure à la cuisse par une épée ; en moins 332 au siège de Gaza, un projectile de catapulte qui disloque son épaule, plus une blessure par flèche à la cheville ; en moins 329 à la bataille du fleuve Syr-Daria, une probable fracture du péroné suite à une blessure par flèche ; en moins 329 au siège de Cyropolis, violemment frappé par une pierre à la tête, il en aurait transitoirement perdu la vue ; aux alentours de moins 327, des blessures par flèche à l’épaule et à la cheville ; et surtout, en moins 325, une flèche qui lui perça le thorax, responsable d’un pneumothorax, de l’air et du sang s’échappant de la blessure dans sa poitrine. Il fut traité avec succès par son médecin personnel.

Dix ans de batailles intenses, même pour un commandant en chef. Et si l’on imagine que les troupes étaient au moins aussi sévèrement touchées, les médecins ne devaient pas avoir le temps de s’ennuyer. Mais il y avait un revers : si un médecin se viandait dans la prise en charge d’un officier supérieur, il pouvait être suspecté de trahison ou accusé de meurtre, et risquer la prison, voire l’exécution par pendaison. Cela incita d’ailleurs un certain nombre d’entre eux à rester plutôt attentistes, surtout quand le pronostic vital était engagé.

En plus des blessures, il y avait d’autres façons de tomber malade et de mourir en temps de guerre : les épidémies, les maladies infectieuses liées aux conditions de vie et à la promiscuité entre soldats et animaux, l’épuisement, la déshydratation après les longues marches, la dysenterie due à l’eau non potable, les parasitoses digestives liées à une alimentation inhabituelle, mal préparée ou empoisonnée, les attaques d’animaux sauvages et notamment de serpents. Un véritable parcours de santé. Mais il faut prendre tout cela avec d’énormes pincettes, rappela JD. Il n’existe presque pas de sources directes concernant la médecine de guerre à l’époque d’Alexandre, pour des raisons stratégiques.

Il s’agit principalement d’extrapolations réalisées à partir de récits historiques héroïsés, parfois même mythologiques, et des connaissances médicales supposées de l’époque. Après cette parenthèse médicale, revenons aux conséquences de la bataille. Darius, même s’il prévoyait de lever une nouvelle armée, était fini. Il ne put que fuir devant l’avancée des Macédoniens.

Les portes de Babylone s’ouvrirent. L’Empire perse était à terre. Mais l’épopée d’Alexandre le Grand entrait dans une nouvelle phase, plus orientale, consolidant son emprise sur l’Empire perse et allant toujours plus loin vers l’est. Mais cela, c’est une autre histoire, qu’il ne faudrait surtout pas résumer à une simple expédition militaire.

Cette victoire tactique doit se comprendre comme une magnifique adaptation à tous les problèmes posés par son adversaire. En aspirant et en fixant les ailes perses, Alexandre sut se ménager un espace pour passer et isoler le centre adverse. Sa rupture intervint à un moment clé où aucune troupe ennemie ne pouvait s’adapter à son mouvement. Bien sûr, il y eut de la chance dans cette bataille.

Mais son objectif de base était clair et cohérent : aspirer et fixer les ailes pour isoler le centre, puis rompre le combat pour l’écraser. Une simplicité qui n’est qu’en surface, puisque chaque unité macédonienne avait ses missions précises, de la gestion des chars aux tiraillements de la cavalerie, et surtout assez de professionnalisme pour effectuer ces manœuvres complexes et tenir le temps nécessaire pour aller au bout du plan. Mais avant de conclure, il fallait ajouter une nuance importante. Bon nombre d’événements de la bataille ne font pas véritablement sens d’un point de vue critique.

Comment les pelétastes auraient-ils pu suivre le mouvement des cavaliers lourds d’Alexandre ? Comment aurait-il réussi à retirer discrètement entre mille et deux mille cinq cents cavaliers du combat sur son aile ? Son mouvement ne semble-t-il pas trop complexe à exécuter ? Comment se fait-il que Parménion n’ait pas été débordé dès le début, puisqu’il était en sous-nombre ?

Nous ne savons pas exactement comment s’est déroulée la bataille de Gaugamèles. L’analyse tactique n’était pas vraiment la priorité des témoignages des contemporains. Celles proposées par Arrien et Plutarque, écrites près de quatre cents ans après les événements, sont déjà des tentatives de donner de la cohérence tactique à une bataille dont les meilleures sources ont disparu. Le récit que nous venons d’entendre est donc un récit hypothétique, une mise en forme de ce que nous pensons comprendre de cette bataille, issue de notre volonté de donner un sens à l’ensemble.

Intellectuellement, c’est séduisant, mais il manque une validation scientifique. Pourquoi alors raconter ce récit ? Tout simplement parce que nous faisons aussi de l’analyse militaire, et que la simple existence de ce récit a des effets sur la lecture de la tactique d’autres époques. Gaugamèles, même si notre compréhension de son déroulement est certainement très altérée, a apporté bien des clés de lecture à ceux qui s’y sont intéressés par la suite, notamment durant la Renaissance, où des batailles antiques furent érigées en modèles militaires.

Et en cela, la leçon d’aujourd’hui sur l’aspiration, la fixation et la rupture reste valable. Notre connaissance des événements antiques est imparfaite et souvent biaisée, et c’est précisément pour cela qu’il faut continuer de s’interroger.