L’étude de l’épave romaine “Ilovik–Paržine 1” a permis de retracer son origine grâce à une analyse unique de pollens et de cire d’abeille capturés dans le bois de sa coque. Ces grains de pollen vieux de 2 200 ans ont permis de localiser la région de sa construction à Brundisium (actuelle Brindisi, en Italie), sur la côte adriatique.

Les chercheurs ont découvert des pollens caractéristiques du bassin méditerranéen, tels que ceux des oliviers, des chênes verts et des pins. Mais ce n’est pas tout. Le revêtement de la coque, une matière adhésive utilisée pour l’étanchéité, a livré un secret majeur : une composition chimique incluant du “zopissa”, un mélange de brai et de cire d’abeille, utilisé par les constructeurs navals grecs, comme le mentionne Pline l’Ancien.

Cette découverte confirme l’influence des techniques grecques dans la construction navale romaine de l’Adriatique et prouve l’efficacité de la palynologie (l’étude des pollens) dans la résolution d’énigmes historiques. C’est un véritable pas en avant pour les méthodes archéologiques modernes.
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