L’histoire de Hatchepsout, la première pharaonne d’Égypte, prend une tournure inattendue et troublante. Une récente autopsie a révélé que la femme qui a défié les conventions de son époque a peut-être été victime de sa propre routine de soins de la peau, une découverte qui soulève de nombreuses questions.

Pendant près de 3000 ans, Hatchepsout a été oubliée, son nom effacé des monuments par son beau-fils, Tout Mosis III. Les archéologues ont longtemps ignoré son corps, le considérant comme celui d’une nourrice royale. Mais en 2007, une avancée technologique a permis de relier une dent retrouvée dans une boîte en bois à la momie de KV60, révélant que ce corps était celui de la pharaonne.
Hatchepsout, fille de Tout Mosis I, a régné pendant environ 22 ans, se présentant souvent comme un homme pour affirmer son pouvoir. Elle a mené des expéditions et construit des monuments, mais sa mort, survenue vers 1458 avant notre ère, a longtemps été entourée de mystère. Ce n’est qu’avec l’analyse de son corps que la vérité a commencé à émerger.

L’examen a révélé une obésité sévère et des signes d’une maladie de la peau. Plus inquiétant encore, des lésions osseuses ont été détectées, suggérant un cancer métastatique. Ce qui a choqué les chercheurs, c’est la découverte d’un flacon contenant une préparation cosmétique potentiellement cancérigène, identifié comme ayant appartenu à Hatchepsout. Les résidus analysés contenaient des substances reconnues comme cancérigènes, ce qui soulève des questions sur les conséquences de son utilisation quotidienne.

La combinaison de maladies chroniques et d’une infection dentaire non traitée pourrait avoir contribué à sa mort. Les chercheurs s’interrogent désormais sur le rôle que cette lotion a pu jouer dans son état de santé déclinant. Était-elle consciente des dangers de son produit cosmétique, ou cherchait-elle simplement à traiter une affection cutanée?

Cette découverte met en lumière non seulement la vie de Hatchepsout, mais aussi les défis auxquels elle a fait face en tant que femme au pouvoir dans une société dominée par les hommes. Son héritage, longtemps obscurci, commence enfin à être redécouvert, mais les implications de sa mort soulèvent des questions sur les pratiques médicales de l’époque.
Alors que les chercheurs continuent d’explorer cette énigme, une question demeure : que nous apprend cette histoire sur les sacrifices que les femmes ont dû faire pour s’imposer dans un monde qui leur était souvent hostile?

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