Mon grand-père m’avait prévenu : « Ne chasse pas le sanglier avec une lance trop courte. » La dernière fois, l’animal m’a chargé et j’ai failli y rester. Alors cette nuit-là, j’ai taillé une lance…

Mon grand-père m’avait prévenu : « Ne chasse pas le sanglier avec une lance trop courte. » La dernière fois, l’animal m’a chargé et j’ai failli y rester. Alors cette nuit-là, j’ai taillé une lance...

« Qu’est-ce que tu fais là ? »
« Rien. La dernière fois qu’on a chassé le sanglier, je me suis fait charger. Alors je me suis dit que pour la prochaine fois, je me fabriquerais une lance plus longue, comme ça je le garde à distance.

Thumbnail

»
« Tu viens d’avoir une idée, toi. Et je n’aime pas ça. »

Voilà comment, dans l’imaginaire populaire, on raconte parfois la naissance de la sarisse, cette fameuse longue pique macédonienne. Mais en réalité, on ne sait presque rien de certain sur les débuts de la phalange macédonienne.

Alors autant le dire tout de suite : on va naviguer entre hypothèses et suppositions, parce que la vérité est bien plus floue que ce que la culture populaire laisse croire. Aujourd’hui, on s’intéresse à la bataille qui oppose Philippe II, le père d’Alexandre le Grand, aux Illyriens, en 358 avant notre ère. Une bataille dont on ne connaît même pas le lieu exact, d’ailleurs. Certains parlent de la plaine de Lyncestide, d’autres de la vallée de l’Érigon.

On en sait finalement très peu. Le problème, c’est qu’on manque cruellement de sources. Tout ce qu’on possède a été écrit bien après les faits, par des auteurs qui n’ont jamais vu ces phalanges en action, avec un vocabulaire imprécis. Les indices archéologiques et iconographiques sont rares et difficiles à interpréter.

Alors autant vous prévenir : dans cet épisode, et dans le suivant, je vais vous présenter des idées, des hypothèses. Mais rien de vraiment certain. La Macédoine, il faut le comprendre, c’est un royaume-tampon. Pris entre le monde grec au sud, les Celtes au nord, les Illyriens à l’ouest, les Thraces au nord-est.

Il faut distinguer la basse Macédoine, avec ses plaines, ses côtes urbanisées et ses colonies grecques, de la haute Macédoine, montagneuse, divisée en plusieurs principautés comme la Lyncestide ou l’Élimée, où l’économie est pastorale et peu urbanisée. Dans tout ce royaume, la chasse occupe une place importante, notamment dans les activités de l’élite. C’est un royaume entre deux mondes, soumis à de nombreuses influences. Son contrôle sur les cités et les principautés dépend surtout de la force du pouvoir royal à un moment donné.

Quand le roi est fort, il tient les colonies grecques et les principautés paient tribut. Quand il est faible, elles prennent leur indépendance ou tombent sous d’autres influences, comme Athènes. Les Grecs considèrent les Macédoniens comme des semi-barbares, mais bien utiles pour empêcher les vrais barbares de passer. Philippe II arrive au pouvoir en 359 avant notre ère, après une période très compliquée pour la couronne : invasions illyriennes, invasions thraces, successions compliquées, et même un usurpateur soutenu par Athènes.

Il devient roi parce que son frère est mort au combat, avec quatre mille Macédoniens, contre Bardylis, un roi illyrien qu’on retrouvera plus tard. L’ambiance n’est pas à la fête. Vu la faiblesse du pouvoir royal, la haute Macédoine a décidé de lâcher le nouveau roi. Philippe engage alors sa fameuse réforme de l’armée macédonienne.

Il organise sa cavalerie, son infanterie d’élite avec les pézétaires, ces compagnons à pied qui servent de troupes lourdes et de gardes du corps, et enfin son infanterie massive : la phalange macédonienne, armée de sarisses. La question de l’introduction de la sarisse est très débattue. Certains historiens la placent au début du règne de Philippe II, d’autres, minoritaires, à la bataille de Chéronée, vingt et un ans plus tard. Nous allons nous fixer sur l’idée la plus acceptée aujourd’hui : la sarisse aurait été introduite vers 359-358 avant notre ère.

Et même quand on a dit ça, on n’a pas dit grand-chose. Philippe II dispose alors de dix mille fantassins et d’un demi-millier de cavaliers. Il commence son œuvre de libération de la Macédoine des influences extérieures, ou de conquête, selon le point de vue. Il se tourne d’abord vers les Péoniens, qu’il bat, puis vers son adversaire à l’ouest : le roi Bardylis.

Bardylis, c’est un vieux loup expérimenté. Il aurait plus de quatre-vingt-dix ans et commande une belle armée de dix mille hommes, plus de la cavalerie. Contrairement aux Péoniens, qui sont plutôt portés sur l’infanterie légère, les Illyriens ont une infanterie lourde, avec lances et boucliers, des sortes d’hoplites améliorés. On n’en sait guère plus.

Philippe engage les hostilités en déplaçant son armée par surprise sur le territoire contrôlé par les Dardaniens. Bardylis, pris au dépourvu, propose une négociation. Philippe refuse toute concession et réclame tout ce qui appartenait auparavant à la Macédoine. Il prend position, on ne sait pas trop où.

Certaines sources parlent de la plaine de Lyncestide, d’autres de la vallée de l’Érigon. Dans la région de Lyncestide, de Halliacmon et d’Élimée. Bon. On ne sait pas où ça a eu lieu.

La formation en ligne de Philippe peut nous renseigner sur l’ordre d’importance des troupes. À gauche et au centre, on trouve la nouvelle phalange macédonienne, pour faire masse. Puis les pézétaires, qui forment la droite de la ligne. Enfin, la cavalerie pour couvrir les deux ailes.

Dans le monde grec, la droite est une position d’importance. C’est souvent par là qu’on attend la décision. Les Thébains, avec Épaminondas, ont innové avec leur fameux ordre oblique : une aile attaque pendant que l’autre se tient en retrait, pour résister à son vis-à-vis. Philippe reprend cette idée.

Voir les pézétaires à droite montre leur rôle d’infanterie de choc, censée emporter la décision. Les phalangistes porteurs de sarisses, eux, ont surtout pour rôle de tenir face à leurs vis-à-vis. La bataille s’engage. Sur la droite, la cavalerie macédonienne prend le dessus sur son vis-à-vis et la met en déroute.

Pendant que l’infanterie, notamment les pézétaires, se rapproche. La cavalerie effectue un mouvement tournant pour menacer les arrières des Illyriens. On n’est même pas sûr qu’il y avait de la cavalerie illyrienne en face. Bref.

Encerclés, les Illyriens décident de se former en rectangle pour couvrir tous les côtés. Leur ennemi est désormais complètement immobilisé. Philippe en profite pour rappeler sa cavalerie et organiser un assaut contre le coin de la formation, face aux pézétaires. Il est difficile de savoir à quoi ressemblait exactement ce rectangle.

Un carré avec un trou au centre ? Ça semble peu probable. Une formation où chaque côté est couvert par des hommes qui regardent vers l’extérieur ? Dans ce cas, c’est du défensif pur, puisqu’il est impossible de manœuvrer une formation dont les membres regardent dans toutes les directions.

Toujours est-il que les pézétaires engagent le combat pour enfoncer un coin dans la formation adverse. La cavalerie macédonienne harcèle les troupes illyriennes sur le flanc et les arrières, les forçant à rester bloqués dans leur formation carrée. Les meilleurs des pézétaires, menés par Philippe en personne, emportent la décision. La ligne illyrienne devient intenable.

Toute l’armée de Bardylis s’enfuit. Les pézétaires auraient donc fait le travail tout seuls, en profitant de la menace représentée par la cavalerie, qui ne pouvait pas compter sur sa puissance de choc mais a certainement harcelé les Illyriens avec ses javelots, laissant la décision à l’infanterie. L’issue est claire. Les Illyriens s’enfuient en subissant un bon paquet de pertes.

Certains parlent de sept mille morts, ce qui semble beaucoup. Ce qu’on peut dire, c’est que l’armée de Bardylis n’est plus en état de combattre après cette bataille. Les Macédoniens, eux, ont perdu bien peu d’hommes. Victoire totale, ça au moins c’est acquis.

Bardylis ne demande pas son reste et s’incline totalement devant Philippe. La Macédoine récupère tout son ancien territoire et s’étend même jusqu’au lac Lychnidos, l’actuel lac d’Ohrid. En tenant les voies par lesquelles les Illyriens envahissaient habituellement son royaume, et en s’alliant aux Molosses d’Épire, Philippe a sécurisé l’ouest pour un temps. Les Péoniens passent sous sa tutelle, où il peut fonder des villes et recruter de nouvelles phalanges.

Prochaine cible : la Thessalie. Mais ce qui nous intéresse vraiment ici, c’est cette infanterie employée par Philippe II. Parce que même si on ne sait pas grand-chose, analyser cette bataille et d’autres sources permet de faire des hypothèses intéressantes sur les sarissophores et leur interaction avec le reste de l’armée. Bon, d’abord, il faut oublier toutes les images qu’on se fait de la phalange macédonienne à cette époque.

Mettez-les à la poubelle. Ce que je vais vous présenter n’est pas du tout sûr, et c’est un peu plus compliqué que ce qu’on imagine. Commençons par la sarisse, la fameuse longue pique macédonienne. Aucune tête de lance ou de pique n’a été retrouvée en pouvant être associée de manière certaine à une tête de sarisse.

Les archéologues et les historiens ne sont pas d’accord entre eux. Manolis Andronikos, par exemple, propose que la tête de la sarisse devait être assez grande puisque la lance était longue, alors que la logique voudrait plutôt l’inverse. On a bien peu de représentations, excepté la mosaïque de la maison du Faune, à Pompéi, assez connue. On y remarque que cette tête aurait une forme en losange et serait assez petite.

Cette image est intéressante parce qu’on sait que cette mosaïque reprend une peinture réalisée peu de temps après Alexandre. Mais on ne connaît pas le rapport de perspective de l’époque, donc estimer la taille réelle de la sarisse par rapport aux autres éléments de la mosaïque, c’est hasardeux. Ça recoupe quand même avec les piques modernes : quand on a une longue pique, pour avoir un pouvoir de pénétration suffisant, il faut une petite tête. Pour la hampe, le bois, on entre dans des considérations encore plus complexes.

Quelle essence ? Quelle longueur ? Le bois n’est évidemment plus là. On semble se stabiliser sur le frêne, un bois assez souple et léger, notamment par rapport au cornouiller.

Et vous savez pourquoi on parle toujours de ce fameux cornouiller ? Parce qu’on a mal lu un texte de Théopompe, qui racontait qu’à son époque, les sarisses faisaient la taille des plus grands cornouillers. Voilà à quoi on en est réduit : à interpréter des textes. Pour l’hypothétique pièce de métal de l’autre côté de la pique, le talon, on n’a aucune preuve formelle de son existence sous Philippe II.

Un seul texte en parle, écrit par un Byzantin au quatrième siècle. Des lances grecques de l’époque des sarisses avaient bien de telles pièces, nommées saurotères. Mais on ne peut pas être vraiment sûr de la qualité de l’information. En conclusion, une sarisse, c’est un long manche en bois, sûrement en frêne, avec au bout une tête en forme de losange, pas bien grande, certainement en fer.

On n’est pas très avancés. Alors, elles mesurent combien ? Pour les premières sarisses, on compte entre trois mètres et trois mètres soixante-dix. De l’ordre de deux fois la taille d’un homme.

Les hoplites en face ont des lances entre deux et deux mètres cinquante. C’est clairement plus grand, mais ce n’est pas non plus la taille immense qu’elles auront plus tard. Et cet allongement, à lui seul, ça suffit à faire un renversement militaire ? Attention.

Ça change effectivement pas mal de choses, mais on va se calmer. Cette arme ne sort pas de nulle part. Déjà, la sarisse répond à quels enjeux ? Son armée de dix mille hommes, Philippe doit la constituer à partir de très peu.

Il a ses gardes du corps, les pézétaires, mais ça ne fait pas dix mille hommes. Il faut donc trouver un moyen bon marché d’armer des hommes inexpérimentés, qui ont besoin d’être rassurés. La sarisse se combine à un bouclier, soit de quarante-cinq centimètres, soit de soixante-cinq centimètres de diamètre, selon le type. Ce qu’on sait, c’est que le tout permet une mise à distance du choc, ce qui allège les armures et donc le coût de l’équipement.

De ce point de vue, en prenant pour acquis le déroulé de la bataille, on remarque que les sarissophores sont surtout là pour fournir le nombre, et à la limite, être capables de tenir face à une infanterie de choc. Le plus intéressant dans l’analyse de cette bataille, c’est que loin d’être les outils de la victoire, les phalanges macédoniennes s’articulent surtout avec les pézétaires et la cavalerie, qui sont les véritables outils de la décision tactique. Les pézétaires, très probablement armés en phore, donc avec une lance bien plus courte que la sarisse, fournissent le choc. Tandis que les sarissophores doivent surtout couvrir la ligne et encaisser le choc ennemi par une mise à distance.

De ce point de vue, la phalange macédonienne de Philippe II se comporte bien comme une enclume. Une formation défensive, surtout capable de tenir. Mais attention, ça va très rapidement changer. L’expérience venant, la phalange va évoluer dans son emploi.

L’idée d’enclume n’est applicable qu’au début de cette formation. Au moins dans un premier temps, la sarisse, c’est une arme de temporisation pour des troupes plutôt légères et peu expérimentées, mais permettant de faire masse. La véritable innovation, ce serait alors l’interaction de ces troupes avec les forces de choc que sont les pézétaires et la cavalerie. Et ce modèle, sarisse plus petit bouclier, il n’apparaît pas ex nihilo.

On a deux voies possibles : celle de l’adaptation d’un armement de chasse, et celle de l’évolution des peltastes. Pour la chasse, l’hypothèse poserait que la sarisse serait un dérivé de la sibyna, une lance illyrienne pour chasser le sanglier. Le but : encaisser la charge de loin, et le laisser s’empaler. Ça n’explique pas tout, mais étant donné la place de la chasse dans la société aristocratique macédonienne – on a d’ailleurs une fresque de scène de chasse sur le tombeau de Philippe II – il n’est pas impossible que cette idée de mise à distance avec une arme d’hast plus longue soit venue de ce côté.

Autre indice de l’influence illyrienne : les boucliers illyriens et macédoniens sont très semblables au quatrième siècle avant notre ère. Il est possible que Philippe ait récupéré des éléments de la panoplie de cet ennemi habituel. Mais il existe une autre piste, qui n’exclut pas la première. Peut-être un mélange des deux.

Il faut se tourner vers les peltastes et Iphicrate, un Athénien qui en a modifié l’armement, visiblement en s’inspirant de pratiques thraces. Les peltastes sont des troupes légères de harcèlement, armées de javelots et d’une épée. Outre un casque pas toujours présent, ils ont pour seule protection un petit bouclier, la pelté. Avec un armement si bon marché, ils se multiplient parmi les troupes, en particulier pour les opérations de petite guerre.

Ce sont des troupes de harcèlement classiques, qui esquivent le combat en permanence, font des dégâts de loin et attendent toujours une occasion de lancer une poursuite. Problème : s’ils sont plus rapides, ils restent fragiles face à la cavalerie, ou face à une infanterie qui déciderait de rompre la formation pour les poursuivre. Au cinquième siècle avant notre ère, certains combattants au sein des peltastes, visiblement chez les Thraces, étaient armés d’une longue lance. Ces quelques individus auraient eu pour tâche de protéger les autres des cavaliers un peu trop téméraires qui viendraient les poursuivre.

Ce que fait Iphicrate, selon toute vraisemblance, c’est généraliser cette lance, en normalisant la taille. En cas de menace d’une charge inévitable, plutôt que de s’enfuir, les peltastes auraient pu se rassembler et former momentanément une phalange de lances. Cette réforme a été proposée dans un contexte très particulier. En 374 avant notre ère, Iphicrate sert comme mercenaire du roi de Perse en Égypte, pour combattre les révoltes locales.

Ces derniers avaient la réputation de combattre avec de longues lances et des boucliers. On ne va pas tirer un trait direct entre les deux, mais il est possible que la phalange macédonienne ait une origine égyptienne, en passant par les peltastes réformés par Iphicrate. Toujours est-il qu’Iphicrate arme donc ses peltastes de nombreuses longues lances pour s’adapter à une menace portée par une infanterie massive. En étendant ce raisonnement, il est possible qu’Iphicrate ait cherché à créer une véritable formation non dispersée, une ligne de lances bloquant tout, une barrière dès qu’un bloc adverse ferait mine de charger.

On ne serait plus dans une recherche de résister à des individus dispersés, mais dans une volonté de résister à un choc, une charge de masse. Sous cette hypothèse, les peltastes se baladeraient avec leurs javelots et leurs longues lances, certainement dans la main gauche ou accrochées à leur pelté. Si ces phalanges de peltastes n’ont pas fait d’émules en Grèce, il est possible que Philippe II s’en soit inspiré. Cela peut expliquer la nature légère et défensive de sa phalange.

Et attention, parce qu’on se le figure assez peu : la sarisse, c’était dans un premier temps une lance maniée à une main. Ce qui ressort de toutes les études des sources, c’est que jusqu’à Alexandre, voire au-delà – encore une fois, on ne sait pas – la sarisse était bien maniée à une main. Soit on la saisit par le milieu, soit en prise sous l’aisselle, comme la lance couchée des chevaliers. Rien à voir avec la phalange lourde qu’on s’imagine.

Pour résumer, la phalange macédonienne est certainement issue de la vision défensive de troupes légères armées d’un bouclier léger et d’une lance à une main, plus longue que celle de leurs vis-à-vis. Pas énormément plus longue, mais suffisamment pour être une lance de mise à distance, pas une lance de contact. Et elle n’était à l’origine pas prévue pour être l’outil de la décision tactique. Mais évidemment, je le répète une dernière fois, on n’est pas sûr.

Cette première étape ne fixe en rien la forme de la phalange macédonienne. Parce qu’on n’a pas parlé de comment elle se rangeait. C’est parce que je ne peux pas répondre. Ou plutôt, il fallait que je commence par ça pour pouvoir explorer la suite.

Il reste encore deux grosses questions : la terminologie et l’organisation de ces troupes. Quelle densité ? Quelle profondeur de formation ? Combien de rangs pour une sarisse ?

Autant de questions qui ne sont pas explorables pour nous à l’heure actuelle. Il faut d’abord expliciter certains rôles, comme les hypaspistes, les pézétaires, les hétairoi, connus au temps d’Alexandre, tout en questionnant les situations tactiques réelles d’emploi de la phalange. Avant même de parler de leur formation, il va falloir parler de leur utilisation et de leur organisation. Parce qu’il semble qu’elle était bien plus versatile que ce qu’on s’imagine.

Mais ça, ce sera le sujet du prochain épisode.