J’ai eu une seconde vie quand j’ai vu Hugo Huo et Suzanne Su différents de ce qu’ils étaient avant. J’ai compris qu’eux aussi avaient renaissé. Dans ma vie passée, Hugo Huo avait été blessé à l’entrejambe sur le champ de bataille et ses deux jambes étaient paralysées. Suzanne Su, qui jurait de n’épouser que lui, avait prétexté partir chercher un remède et s’était enfuie à la campagne en pleine nuit.

Maman, dépêche-toi. Ce sont les pilules que grand-père a laissées. Elles font des miracles pour ses blessures. Arrête ton cinéma.
Ton grand-père n’est qu’un guérisseur de campagne. Ces soi-disant pilules ancestrales, c’est de l’arnaque. Maman, dépêche-toi. Après, il sera trop tard.
Au final, moi qui aimais Hugo Huo en secret depuis dix ans, j’ai pris les pilules de mon grand-père et j’ai épousé Hugo à la place de Suzanne. Quelques semaines plus tard, Hugo s’est remis debout et le président l’a nommé, à titre exceptionnel, commandant des trois armées. Tout le monde m’enviait. Madame, l’épouse d’un officier si admiré.
Mais ils ignoraient que Hugo ne m’avait jamais regardée. Tu peux t’habiller aussi provocante que tu veux, tu ne m’intéresses pas. Il n’a jamais consommé notre mariage. Suzanne, comment as-tu pu devenir comme ça ?
Arrête ton cinéma. Tu avais les pilules pour guérir Hugo, pourquoi ne l’as-tu pas dit clairement ? C’est moi qui devrais être l’admirée. Si je ne peux pas être heureuse, personne ne le sera.
Le jour où j’ai appris la mort de Suzanne, Hugo m’a regardée pour la première fois. C’est toi qui l’as tuée ? Hugo, ce n’est pas moi. Tu pouvais lui donner les pilules directement.
Tu as préféré me forcer à t’épouser. Sans toi, Suzanne ne serait pas partie chercher le médicament, ni ne se serait fait violer à la campagne, ni ne serait morte sous les balles. Ce n’est pas moi. C’est elle qui t’a menti, elle a fui son mariage.
Et tu oses encore la calomnier ? Je vais t’emmener la rejoindre dans la tombe. Hugo, si je pouvais revenir en arrière, je ne te sauverais jamais. Sophie, je sais que tu es amoureuse de moi, mais dans mon cœur il n’y a que Suzanne.
N’essaie même pas de te servir de ces pilules pour me forcer. La famille Huo est prête à te donner cinq mille dollars d’argent pour tes pilules. Cinq mille dollars ? J’accepte.
Homme, tu ferais mieux de dire vrai. Ne le regrette surtout pas. Si vous recommencez à me harceler, ne venez plus me déranger. Ils ne savaient pas encore que, dans ma vie passée, ce n’était pas cette pilule qui avait guéri Hugo, mais moi.
La pilule de mon grand-père a des effets miraculeux, mais sans mon sang de cœur mélangé chaque jour au remède, Hugo ne retrouverait pas sa virilité et risquerait sa vie. Cette femme est étrange aujourd’hui. Elle cache quelque chose. Sophie, tu n’aimes plus Hugo ?
J’en demanderai plus. Dix mille, tu ne nous auras pas. Sophie Su, je ne sais pas quel tour tu prépares. Voilà cinq mille dollars.
J’espère que tu te souviendras de tes paroles. Ne le regrette surtout pas. Les pilules sont dans la boîte dans ma chambre. Hugo, vite, avale-la, tu iras mieux après.
Dans ma vie passée, j’ai pris cette pilule. En moins de quinze jours, j’étais de nouveau sur pied. Puis j’ai reçu ma nomination et je suis devenu commandant des trois armées. Suzanne, tu as aussi renaissé, n’est-ce pas ?
En voyant ton excitation tout à l’heure, je l’ai su. Hugo ! Le ciel est vraiment avec nous. Je ne veux plus jamais te perdre.
Suzanne, tu n’avais pas dit que son grand-père n’était qu’un médecin de campagne sans diplôme ? Comment peux-tu être sûre que Hugo guérira ? Peu importe, je te le garantis. S’il prend ce remède, il guérira.
Et pas seulement ça, il pourra même devenir commandant des trois armées. Si Hugo est devenu commandant dans sa vie passée, c’est parce que le président voulait remercier mon grand-père Zengbo de lui avoir sauvé la vie et a donné à Hugo le poste prévu pour Lu Yilu. Bien sûr, je vais bientôt devenir la femme d’un officier. Vous verrez bien.
Dans ma vie passée, un tyran m’a enlevée et violée. Toi, Sophie, tu es devenue une femme d’officier admirée. Dans cette vie, je reprendrai tout ce qui me revient. Dans quinze jours, moi Hugo Huo, je serai debout, la tête haute.
J’épouserai Suzanne lors du plus grand mariage de la ville. Quant à ceux qui se font des illusions, abandonnez vite ces idées déplacées. Papa, maman, ma sœur n’est toujours pas mariée. Elle aime encore Hugo.
J’ai peur qu’elle fasse quelque chose qui brise notre lien de sœur. Les gens vont jaser. Sophie Su, il y a un riche propriétaire en ville. Il est boiteux, mais sa famille est très aisée.
Il est prêt à offrir deux mille dollars d’argent comptant. Je trouve qu’il te convient parfaitement. Deux mille dollars ? Pourquoi père ne l’épouse pas lui-même ?
Fille ingrate, comment oses-tu me parler ainsi ? Avant, tu refusais que Suzanne tombe dans le piège de la famille Huo. Tu m’as forcé à l’épouser à sa place. Maintenant tu as peur que je compromette son mariage, alors tu me revends aussitôt.
Tu n’es que le père de Suzanne. Depuis la mort de ma mère, je n’ai plus de père. Quant à mon mariage, c’est moi qui décide. Tu veux épouser qui ?
Je veux épouser le jeune maître Lu Yilu. Quoi ? Tu vas épouser l’infirme qu’on aide même à pisser ? Louis est gouverneur militaire des Nuages.
Même paralysé, il reste bien au-dessus d’une famille comme la mienne. Dans ma vie passée, la seule personne qui m’avait donné de la chaleur était quelqu’un qui allait mourir. Hugo ? Non.
Je voulais saluer le commandant Wang. Lâchez-moi. Pas de scandale devant la résidence du gouverneur. Cette dame est l’invitée du gouverneur.
Pardonnez-nous, nous partons tout de suite. Madame, entrez d’abord pour vous abriter de la neige. Madame, je suis mourant. N’ayez pas peur, je ne vous ferai aucun mal.
Le monde est vaste, ne reste pas prisonnière d’un espace si étroit. Mais quand j’ai voulu changer tout ça, il était déjà trop tard. Mon petit, monsieur Lu, le ciel m’a donné une seconde chance. Je te guérirai, c’est promis.
Veuillez m’annoncer, je peux guérir le gouverneur. Madame Lu, la mère de Louis. Mademoiselle, qui êtes-vous ? Je suis la petite-fille du médecin impérial Zengbo.
Je m’appelle Sophie. Je suis venue soigner monsieur Lu. Vous pouvez guérir Louis ? Je le peux.
Mon grand-père m’a transmis un art médical capable de ramener les morts à la vie. Je vous en prie, croyez-moi. D’accord. Mon enfant, que veux-tu si tu peux guérir Louis ?
Ma famille, même ruinée, satisfera ta demande. Je voudrais que vous envoyiez une demande en mariage à la famille Su. Je veux épouser monsieur Lu. Quoi ?
Je ne cherche pas à m’élever. Si son état actuel ne te rebute pas, notre famille t’accueillera avec les plus grands honneurs. Monsieur Lu est un homme droit, dévoué à son pays. C’est un vrai héros.
L’épouser serait un honneur pour moi. Madame, monsieur Lu est plongé dans le coma depuis longtemps, mais son pouls tient encore et son âme n’est pas partie. Je peux le soigner. C’est merveilleux.
Il bouge. Il a bougé. Sa main. La main de Louis a bougé.
Madame Lu, monsieur Lu reprend peu à peu ses esprits. C’est merveilleux. Ces charlatans disaient que mon fils n’en avait plus pour longtemps. Sophie, tu es la vraie guérisseuse.
Comment n’ai-je jamais entendu parler de toi ? Avant de mourir, mon grand-père m’a répété : plus un arbre est grand, plus il attire le vent. Il ne soignait que les méritants, il s’était attiré des jalousies et avait dû se réfugier à la campagne. Sophie, tu es la bienfaitrice de la famille Lu.
Le Bouddha t’a envoyée pour sauver notre Louis. À mon avis, inutile d’attendre pour ce mariage. Le huit du mois prochain, c’est un jour très faste. Le huit du mois prochain.
Quelle coïncidence, c’est justement le jour où Hugo épouse Suzanne. Tu es si gentille avec moi. Tu m’as fait essayer de si belles robes de mariée et tu m’as acheté tant de belles choses. Le jour où je t’épouserai, je serai la mariée la plus heureuse du monde.
Ne t’inquiète pas, Suzanne, je me sens plein d’énergie. Sophie, qu’est-ce que tu fais ici ? Hugo est déjà fiancé, ne reviens plus le voir. Tu m’as accompagné chez le marchand de robes de mariée et tu dis que je me fais des idées.
Tout le monde sait que Sophie est folle de moi. Hugo, j’ai une annonce importante à faire. Suzanne, épouse-moi. Veux-tu, mademoiselle Su ?
Elle aime l’adjutant depuis si longtemps, mais au final il n’épouse même pas elle. Quelle honte ! Quoi ? Tu as oublié à quel point c’était humiliant ?
Merci du rappel. J’ai pris du toc pour une perle. Maintenant que j’y vois clair, je ne referai pas la même erreur. Toi, tu traites qui de toc ?
Notre Hugo sera le futur commandant des trois armées. J’espère juste que d’ici là, l’adjutant saura rester bien assis et tenir debout. Quelqu’un ? Chassez cette femme hystérique.
Adjutant, quelle arrogance ! Vous osez chasser une invitée de la famille Lu ? D’où sort cette vieille carne ? Dégage !
Adjutant, c’est elle que tu veux épouser ? Ma fiancée est issue d’un milieu modeste, elle a offensé la résidence du gouverneur. Comment Sophie peut-elle être l’invitée de Lu ? Il y a peut-être un malentendu.
Mademoiselle Sophie, vous avez oublié votre boîte d’acupuncture ? Majordome Jao, s’il vous plaît. Vous ne croyez pas vraiment cette histoire de ma sœur ? Son grand-père n’est qu’un guérisseur de campagne.
Mademoiselle Suzanne Su, vous insinuez que la famille Lu est incapable de distinguer le vrai du faux ? Ce n’est pas ce que je voulais dire. Ma femme a été claire. Manquer de respect à mademoiselle Sophie, c’est manquer de respect à la famille Lu.
Garde, chassez-les. Sophie, tu ne connais rien à la médecine et tu veux soigner le gouverneur ? Mademoiselle Sophie, vous avez été injustement traitée. Voici la robe de mariée et les parures que les femmes de la famille Lu se transmettent depuis des générations.
Le huit du mois prochain, vous entrerez dans la famille Lu avec tous les honneurs. C’est si précieux ? Même le plus précieux des objets ne vaut pas un dixième de ce que mademoiselle Sophie a fait pour notre famille. La famille Lu sera désormais votre soutien.
Sophie Su, qu’est-ce que tu fais dans ma chambre ? Sors d’ici. Arrête de faire semblant. Tu ne connais rien à la médecine, tu flattes la famille du gouverneur pour te venger.
Puisque tu tiens tant à entrer dans la famille Huo, épouse-la en même temps que Suzanne. Je t’accorderai le rang de seconde épouse. Cette fois, tu devrais être satisfaite. Hugo, moi Sophie Su, dans cette vie, je ne marche qu’au côté d’un homme droit.
Je refuse de fréquenter des êtres aussi vils que toi. Même si tu venais me chercher en grand apparat pour faire de moi ton épouse légitime, je ne te regarderais même pas. Je te conseille de t’inquiéter pour ta santé. Sophie Su, je te préviens, je vais bientôt guérir.
Je serai commandant des trois armées. Des femmes, j’en aurai autant que je veux. Très bien, on en reparlera quand tu seras commandant. Cette robe de mariée et ces bijoux sont prêts.
La seconde épouse d’un aide de camp mérite une parure aussi somptueuse. Hugo Huo, je vais me marier, mais celui que je veux épouser, c’est Louis Lu. Sophie, même pour mentir, sois crédible. Louis est paralysé, difficile de dire s’il passera l’année.
Vrai ou faux, on le saura dans quelques jours. Alors ne reviens pas me supplier en pleurant. C’est toi qui ne devrais pas me supplier en pleurant. Papa, maman, Sophie va nous attirer de gros ennuis.
Elle est allée soigner quelqu’un chez le gouverneur Lu. Quoi ? Elle est folle ? C’est le genre de famille qu’on ne provoque pas.
Sophie, sors immédiatement. Qu’est-ce que tu faisais hier ? Tiens, c’est bien rare, père s’intéresse à ce que je fais. Tu es allée chez le gouverneur avec ta médecine de pacotille ?
Tu veux faire tuer toute la famille ? Père, comment sais-tu que je ne peux pas le guérir ? Ma sœur, je t’ai pris Hugo, tu me détestes par jalousie, je peux le comprendre. Mais venge-toi sur moi, ne fais pas du mal à toute la famille.
Suzanne, ça t’amuse de raconter n’importe quoi ? Espèce de fille indigne, tu te crois tout permis ? Sophie, malgré tout, on est sœurs. Tu peux me punir comme tu veux, mais je dois aller chez Lu.
Ce que je fais ne te regarde pas. Suzanne est ta propre sœur, comment peux-tu être aussi cruelle ? Tu as vraiment le cœur noir. Ce n’est pas la faute de Sophie, tout est de ma faute.
Si Sophie tenait vraiment à Hugo, je me retirerai. Impossible, il n’y a que toi que j’aime. Par égard pour notre passé, je voulais te donner le statut de seconde épouse. Mais maintenant, vipère que tu es, tu ne mérites pas d’entrer dans la famille.
Tu m’as trahie à mort dans ma vie passée et tu oses encore parler ? Garde, à vos ordres. Sophie Su a blessé quelqu’un volontairement et exercé la médecine illégalement. Emmenez-la en salle d’interrogatoire.
Lâchez-moi. À cette heure-ci, Sophie devrait venir soigner Louis. Pourquoi n’est-elle pas là ? Jao, va voir ce qui se passe.
Hugo, je te préviens, si j’ai la moindre égratignure aujourd’hui, la famille Lu ne te laissera pas t’en tirer. La famille Lu, c’est ridicule. Tu crois vraiment pouvoir épouser le gouverneur ? Cette fille a toujours été têtue.
Cette fois, il faut lui faire comprendre la catastrophe qu’elle a provoquée. Hugo, donne-lui une bonne leçon. Alors, tu as peur ? Tu ferais mieux de céder.
Tu crois que je n’ose pas te torturer ? J’ai juste peur d’abîmer ton joli visage. Baisse la tête et reconnais tes torts. Présente tes excuses à Suzanne.
Promets de ne plus aller escroquer les gens chez Lu. Peut-être que je peux te garder une place de seconde épouse. Madame, c’est terrible. Sophie a été emmenée en salle de torture par Hugo Huo.
Quelle audace. De quel droit arrêtent-ils notre Sophie ? Ils disent qu’elle a exercé la médecine illégalement et voulu nuire à notre gouverneur. Majordome Jao, emmenez des hommes chez les Huo et ramenez Sophie.
S’il blesse ma belle-fille, toute leur famille le paiera de sa vie. Tu ne céderas donc qu’en voyant le cercueil. Si on touche à son visage, comment ma sœur pourra-t-elle encore se montrer ? Suzanne, tu as le cœur trop tendre.
Avec ce genre de personne, il faut une bonne leçon. Sophie, je suis désolée, je ne voulais pas en arriver là. Au nom de notre lien de sœur, ne retourne plus chez Lu. Suzanne, ton petit numéro d’hypocrite me donne la nausée.
Très bien, voyons si tu feras encore la fière avec ce fer rouge sur le visage. Hugo, je te préviens une dernière fois. Je suis la future belle-fille de la famille Lu. Avant de me toucher, réfléchis bien si tu peux en assumer les conséquences.
Voyons qui arrivera le premier, Lu ou mon fer brûlant. Arrêtez ! Mademoiselle Sophie est la future maîtresse de la famille Lu. Elle a sauvé la vie de notre gouverneur.
Vous en avez assez de vivre ? Détachez mademoiselle Sophie tout de suite. Merci, majordome Jao. Elle vous a trompé, elle ne connaît rien à la médecine.
Son grand-père n’est qu’un guérisseur de campagne. Elle veut juste escroquer la famille Lu pour s’élever. Majordome Jao, nous corrigeons notre fille désobéissante. Je le répète une dernière fois, mademoiselle Sophie Su est la future belle-fille de Lu.
Vous osez toucher à quelqu’un de la famille Lu ? C’est toi qui l’a frappée ? Votre famille n’arrive pas à tenir sa deuxième fille. Alors je vais m’en charger moi-même.
Qu’est-ce que tu fais ? Suzanne ? En tant que concubine, tu maltraites la fille légitime de l’épouse. Aujourd’hui, je vais te donner une bonne leçon.
Majordome, n’allez pas trop loin, c’est la famille de ma fiancée. Quand on bat un chien, on regarde son maître. Alors quand on te bat, sale chien, il faut l’accord du gouverneur Lu, ton maître. Toi, aide de camp, tu abuses de ton pouvoir.
Tu as séquestré et blessé la fiancée du gouverneur. Selon la loi militaire, je peux te faire fusiller sur-le-champ. Mais le mariage approche, évitons le sang. Ta sale tête de chien, je la laisse encore sur tes épaules.
Si tu oses encore manquer de respect à mademoiselle Sophie, les troupes de la famille Lu écraseront la famille Huo. Mademoiselle Sophie, rentrons. Madame vous attend. Toutes les humiliations et les frayeurs que vous avez subies, madame vous rendra justice.
Madame, les méridiens obstrués dans la tête de Louis se dégagent peu à peu. Dans quelques jours, il pourra se lever. Sophie, tu as été le sauveur de notre famille. Le Bouddha t’a envoyée.
Je ne saurai jamais comment te remercier. Vous exagérez, madame. Sauver Louis, c’est une chance pour Sophie. Jao, ouvre les réserves, sors le meilleur, inventorie tout.
Demain, j’irai chez les Su demander Sophie en mariage. Merci, madame. Mon enfant, attends tranquillement à la maison. Dans cinq jours, je verrai qui osera encore t’humilier.
Comment va Louis Lu ? Maman, rassurez-vous. Louis sera bientôt rétabli. Cette fille de la famille Su descend d’un médecin impérial.
Elle a dit que Louis se réveillerait dans quelques jours. Bien. Le ciel est juste. Quel dommage !
J’ai peur de ne pas vivre jusque-là. Maman, ne dites pas ça. Pour mes funérailles, pas de grande cérémonie, pas de veillée funèbre, et surtout ne retardez pas le mariage de Louis. C’est ma dernière volonté, compris ?
Oui, madame. Les dernières volontés de madame Lu, vous les avez entendues. Mettez la maison en deuil, mais n’annoncez pas encore le décès. Le mariage du jeune maître passe avant tout.
Demain, les présents de fiançailles seront livrés. Je veux que tout le monde sache que la famille Lu a choisi Sophie Su. Ma sœur, aujourd’hui je reçois mes présents de fiançailles. Tu t’habilles si simplement, tu es venue te ridiculiser ?
Suzanne, ta sœur a le cœur lourd. Te voir épouser un si bon parti, ça doit la faire souffrir. Suzanne, j’ai choisi tous ces présents spécialement pour toi. Je veux que toute la ville sache que la femme de Hugo Huo mérite ce qu’il y a de mieux.
Hugo, au nom de notre passé, je sais que tu m’aimes encore. Moi Hugo Huo, je ne suis pas sans cœur. C’est la robe que portait ma mère le jour de son mariage. Suzanne, au moins tout sera en règle.
Et ces bijoux aussi. Signe ce contrat de concubinage. Une fois mariée, tu auras le statut de seconde épouse. Ce sera toujours mieux que de finir seule, méprisée par tous.
C’est piétiner la dignité de mademoiselle Su. Hugo est si généreux avec toi, tu devrais le remercier. Puisque père le trouve si généreux, il n’a qu’à l’épouser lui-même. Hugo accepte de te prendre comme troisième épouse malgré le passé, c’est une chance méritée sur huit générations.
Si c’était avant, tant que je pouvais être avec toi, j’aurais accepté d’être la seconde. Quel dommage, je ne suis plus la Sophie d’autrefois. Monsieur, la famille Lu est en deuil. Les gens de la famille arrivent par ici.
C’est toi qui as tué le commandant Lu. La famille Lu vient demander des comptes. Sophie, ton châtiment arrive. Prépare-toi à mourir.
Sophie Su, regarde ce que tu as fait. Tu as tué le commandant Lu. Toi, porte-malheur, crever ne te suffit pas, tu as entraîné toute la famille avec toi. Qui parmi vous a vu Louis Lu mourir ?
Tu fais encore la fière. Puisqu’on en est là, il faut trancher net. Pour la famille Su, il faut rompre tout lien avec cette porte-malheur. Attachez-la et livrez-la aux Lu.
Va chercher l’acte de reniement. Sophie Su, je n’ai pas une fille comme toi. Tu as trompé la famille Lu et tu as tué le gouverneur. Tu mérites mille morts.
Tu as agi seule. À partir de maintenant, tu es bannie de la famille Su. Signe. Très bien, on coupe les ponts.
Mais retiens bien une chose : moi Sophie Su, à partir d’aujourd’hui, même si ma vie devient meilleure, ce ne sera plus grâce à vous ni à la famille Su. Grande sœur, je crois que la porte a fait perdre la tête à tout le monde. Puisqu’on est sœurs, chaque année à la fête des morts, Hugo et moi on brûlera du papier pour toi. Pas la peine.
Qui fera brûler du papier pour qui, on verra bien. Toi, Gaston Su, retiens bien ça. Aujourd’hui tu m’as jetée comme une vieille chaussette. Un jour, même si toute la famille Su s’agenouille devant moi pour me supplier, je ne lèverai même pas les yeux sur vous.
Cette criminelle de Sophie Su, je l’ai chassée de la famille. Elle a causé la mort du gouverneur. Tuez-nous, torturez-nous, nous sommes prêts à tout sacrifier. Épargnez seulement les innocents de la famille Su.
Monsieur, qui vous a donné le droit de maudire notre jeune maître ? Vous voulez dire que Louis Lu n’est pas mort ? Notre jeune maître a déjà été soigné par mademoiselle Sophie. Son état s’améliore, il guérira bientôt.
Pourquoi les Lu sont-ils en deuil ? Ma mère est décédée hier. C’était sa dernière volonté. Le deuil ne doit pas interrompre les noces.
Il faut respecter la date prévue et accueillir mademoiselle Su dans la famille. Voici les présents de fiançailles des Lu pour mademoiselle Sophie. Comment c’est possible ? Sophie, ma bonne fille, je savais que tu ferais notre fierté.
Vite, rentrez tous les cadeaux. Hugo, pourquoi y a-t-il autant de lingots d’or dans cette malle ? Sophie, c’est Gaston Su qui a signé de sa main l’acte de rupture familiale. Tu l’as dit toi-même, tout ce qui m’arrivera désormais n’a plus rien à voir avec la famille Su.
Ton père a juste perdu la tête un instant. Madame Lu, puisque la famille Su a coupé les liens avec moi, puis-je disposer moi-même de ces présents ? C’est bien normal. Majordome Jao, ramenez tous ces présents à la résidence de Lu.
Non, tout ça appartient aux Su. Madame Lu, c’est vous qui avez mis le stylo dans ma main, vous m’avez forcé à signer. Sophie, tu veux vraiment aller aussi loin ? Adjutant, au lieu de vous soucier de ça, inquiétez-vous de votre maladie.
Certaines blessures ne se soignent pas avec des médicaments. Sophie Su, c’est pour ça hein. Tu faisais semblant de m’aimer à en mourir, mais tu t’étais rapprochée de Lu parce qu’ils peuvent satisfaire ta vanité. Je ne t’ai jamais dit que tu me plaisais, ni promis de t’épouser.
Tout ça, ce ne sont que tes fantasmes. Ma belle-fille de la famille Lu n’est pas à toi de juger. Son caractère, je le connais mieux que toi. Madame Lu, allons-y.
Les aboiements d’un inconnu ne méritent pas qu’on s’y attarde. Monsieur, Sophie Su, quand je serai commandant en chef, je vous mettrai Louis et toi en pièces. Sophie, Louis, madame, le poison accumulé dans le corps de Louis est presque totalement éliminé. Mais pourra-t-il se réveiller le jour du mariage ?
On verra. Qu’il se réveille ou non, je l’épouserai. S’il ne se réveille pas, je ferai la cérémonie avec un coq dans les bras. C’est Louis que j’ai choisi.
Ce n’est qu’une fois notre union officialisée que je pourrai rester auprès de lui en toute légitimité. Ma chère enfant, j’ai peur que tu aies trop à souffrir. Ce n’est rien. Du moment que je peux l’épouser, ce sacrifice ne compte pas.
Louis, tu as entendu ? Bientôt, je serai ta femme. Cette fois, c’est moi qui veille sur toi. Hugo, tu tiens vraiment debout.
Je savais que ce remède marcherait. Quand tu seras commandant des trois armées, je veux voir qui osera encore nous mépriser. Le remède de Sophie est efficace. En sept jours, je me suis remis debout.
Encore quelques jours et je serai guéri. Tu vaux bien mieux que le paralytique qu’a épousé Sophie. Même si elle a épousé le gouverneur militaire, elle doit dormir seule. Quelle grande mise en scène, ma sœur.
Alors, où est votre précieux gouverneur ? Tu ne vas quand même pas épouser ce coq. Ne sois pas insolente, Sophie n’avait pas le choix. Après tout, mieux vaut être veuve que finir seule.
À vous voir rire autant, on dirait que l’adjutant Hugo va beaucoup mieux. Évidemment. Ah oui ? Vu le teint de l’adjutant, il fait seulement illusion.
Il est à bout de force. Mes pilules sont très puissantes. Sans le bon remède pour les équilibrer, elles deviennent mortelles. Je vous conseille d’arrêter le traitement au plus vite.
Vous pourrez peut-être encore sauver vos jambes et ce qui vous est le plus précieux. Sophie, arrête de raconter n’importe quoi, tu es jalouse. On ne peut pas sauver ceux qui veulent mourir. Puisque vous refusez de m’écouter, un jour vous en subirez les conséquences.
Majordome Jao, allons-y. Louis, tu es réveillé. Je vous ai fait attendre, madame. Aujourd’hui c’est notre mariage.
Si je ne m’étais pas réveillé, je vous aurais rendue triste. Louis, tu n’étais pas paralysé ? J’étais paralysé. Mais ma femme est une médecin hors pair.
Même le roi des enfers n’oserait pas lui arracher un patient. Allons-y. Attendez. Adjutant, selon les convenances, le marié doit porter la mariée et passer au-dessus du brasero pour que l’avenir soit prospère.
L’adjutant a mal à la jambe, impossible de porter la mariée. Toi Louis, tu viens de te réveiller, ne force pas. Ce n’est qu’un brasero. On va le montrer à l’adjutant.
Non, moi aussi je peux le faire. Voilà, même un paralytique peut la porter. Alors notre Hugo y arrivera aussi. Ouvre grand les yeux et regarde bien.
Au feu. De l’eau. Ça brûle. Vite de l’eau.
Suzanne, tu n’as rien ? Madame, partons. Premier salut au ciel et à la terre. Deuxième salut aux aînés.
Les époux se saluent. À partir d’aujourd’hui, je romps avec les rancunes du passé. Sophie Su, ta nouvelle vie commence. Conduisez les mariés dans leur chambre.
Je sais qu’épouser n’était peut-être pas ton choix. Peut-être voulais-tu fuir la famille Su, ou te venger de Hugo, ou peut-être as-tu pitié de moi. Ce n’est pas ça. Sophie, je peux me réveiller, c’est déjà un cadeau du ciel.
Je ne veux pas utiliser ce contrat pour te lier toute ta vie. Un jour, si je ne suis plus là ou si tu rencontres un homme bien, prends ce papier et pars en paix. Ma famille, tout ça, c’est à toi. Tu m’as sauvé la vie, tu m’as apporté de la chaleur.
C’est tout ce que je peux faire pour toi. Louis, écoute-moi. Moi Sophie Su, je ne regretterai aucune décision de cette vie. T’épouser, je l’ai voulu de tout mon cœur.
Ton état ira de mieux en mieux avec moi à tes côtés. Tu m’as sauvé la vie, je veillerai sur toi. Vous n’aurez plus à craindre personne. Je vais essayer de vivre plus longtemps.
Encore plus longtemps. Ce n’est pas une question d’effort, c’est indispensable. Son pouls est plus stable que ces derniers jours, mais son organisme est trop affaibli. Ne t’inquiète pas, qu’elle ait pu se réveiller et te regarder comme ça, c’est déjà une chance inouïe.
Je me souviens que mon grand-père a laissé un carnet de notes médicales. Les remèdes qu’il contient pourraient aider. Mais ce carnet est chez les Su. Je t’accompagne.
Pas besoin. Tu viens de te réveiller, tu as des affaires militaires à gérer. Le majordome Jao t’a apporté les documents à signer. Repose-toi bien.
Chez les Su, je peux gérer. Je suis l’épouse légitime du gouverneur militaire. Ils n’oseront rien me faire. J’y vais et je reviens vite.
Oh là là, qui voilà ? La distinguée épouse du gouverneur. Alors, un si beau jour, celui de ton retour chez tes parents, tu es venue seule ? Ne me dis pas que ton mari le gouverneur est encore cloué au lit.
Sophie Su, apprends à soutenir ton mari. Pour une visite de retour importante, ton mari ne t’accompagne pas, ça ne se fait pas. Sœur, à ce que je vois, ta vie de femme du gouverneur doit être bien solitaire. Pas comme Hugo et moi, on vit en parfaite harmonie.
Sophie, si tu n’es pas heureuse chez Lu, ne fais pas semblant d’aller bien. Vous faites erreur. J’ai signé l’acte de rupture familiale. Je n’ai plus rien à voir avec les Su.
Je ne reviens pas chez mes parents. Je suis venue reprendre ce qui m’appartient. Et comment va mon mari ? Ce n’est pas à des étrangers comme vous de le jauger.
Puisque tu ne fais plus partie de la famille, dégage d’ici. Mon mari est le gouverneur militaire de la cité des Nuages. Je peux aller partout, même au palais présidentiel. Écarte-toi.
Sophie, tu cherches ça ? Rends-le-moi. Tu le veux ? D’accord, échange-le contre les présents de fiançailles des Lu.
Un vieux carnet pourri contre la moitié de tes présents, ce n’est pas exagéré. Sophie, on te montre la bonne voie. Tu es peut-être l’épouse du gouverneur, mais combien de temps pourra-t-il te protéger ? Tu ferais mieux de prendre du concret pour te garder une porte de sortie.
Madame Lu ne connaît donc plus son rang ? Vous osez extorquer publiquement l’épouse du gouverneur ? Appelez la police, dites que la famille Su a volé un bien précieux de l’épouse du gouverneur. Tu mens.
C’est à la famille Su, j’ai pris un livre dans la réserve de chez moi. Sophie, tu oses appeler la police ? Vous avez fait le mal, il faut en payer le prix. Ne crois pas que parce que tu as trouvé un bon parti, je n’ose pas te frapper.
Hugo, mets-toi ça bien en tête. Je ne suis plus la Sophie que tu manipulais. Je suis l’épouse du gouverneur militaire. Tu veux me frapper ?
Demande d’abord si la résidence du gouverneur l’accepte, demande à Louis s’il est d’accord. Voyons combien de temps Louis pourra te protéger. L’une est l’épouse du gouverneur, l’autre l’adjutant militaire. Ces deux-là se disputent, qu’est-ce qu’on va faire ?
Madame la gouverneur, monsieur Su, c’est une affaire de famille, je ne peux pas m’en mêler. Le directeur Li a raison, c’est une affaire interne à la famille Su. Madame Lou a juste pris un vieux livre de famille. Ça ne vous regarde pas, partez.
Directeur Li, l’objet volé est entre les mains de madame Lou, aux yeux de tous. Voler un manuel militaire de la résidence du gouverneur, pris sur le fait. Si vous ne pouvez pas intervenir, j’en parlerai moi-même à mon mari pour qu’il vienne s’expliquer avec vous. Le règlement de sécurité de la cité des Nuages est-il encore appliqué ?
Madame, calmez-vous. Commandant, calmez-vous. Si on rendait d’abord le livre à madame ? Je ne le rendrai pas, on peut en parler calmement.
Sophie fait partie de la famille Su, ce qui lui appartient appartient aussi aux Su. Maître, dites quelque chose. Puisque le directeur trouve ça difficile, laissez-moi dire ce que dit le règlement. Tu viens de guérir, pourquoi es-tu sorti ?
Je peux régler ces broutilles. On humilie ma femme, ce n’est pas une broutille. Si je ne peux pas protéger ma femme, comment pourrais-je encore diriger l’armée ? Directeur Li, voler les biens du gouverneur militaire, quel châtiment ça mérite ?
La loi prévoit la détention et la restitution des biens volés. Adjutant Huo, tout à l’heure vous alliez vous en prendre à ma femme. Devant votre supérieur, vous avez oublié les règles ? Bonjour, mon commandant.
Prise la main dans le sac. Arrêtez-la. Vous voulez que je m’en charge ? À vos ordres, gouverneur.
Garde, emmenez madame Lou. Monsieur, sauvez-moi. Gouverneur, pitié, je reconnais ma faute, je lui rends le livre, épargnez-moi. Emmenez-la.
Maman ! Hugo, sauve ma mère. Ne t’inquiète pas Suzanne, je la sauverai coûte que coûte. Adjutant Huo, au lieu de vous mêler des affaires de famille, surveillez vos soldats.
Dans sept jours, c’est l’anniversaire du président. Il organisera une parade militaire dans la cité des Nuages. Au moindre pépin, tu en répondras seul. Allons-y.
Le président passe les troupes, comme dans ma vie passée. On a notre chance. Louis Lu, tu aimes tant m’écraser avec ton grade ? Quand je serai commandant des trois armées, je te mettrai à mes pieds.
Merde, pourquoi ça ne marche toujours pas ? Hugo, ne t’inquiète pas. J’ai fait préparer ce remède miracle spécialement pour toi. Avec ça, tu retrouveras ta virilité, tu seras infatigable.
Ce remède ne risque pas de nuire à ta santé ? Sophie dit que ton sang et ton énergie ne sont pas rétablis. Comment peux-tu croire au mensonge de Sophie ? Elle ne supporte pas de nous voir heureux, elle te maudit exprès.
Tu t’es bien remis debout. Quand tu auras retrouvé ta vigueur et que tu seras commandant des trois armées, il sera toujours temps de régler son compte. C’est vrai. Suzanne, aujourd’hui je vais te montrer de quoi ton mari est capable.
Gouverneur Lu, le président va bientôt inspecter les lieux. Vous vous remettez à peine d’une grave maladie, mais ces documents doivent être traités par vous-même. Vous vous êtes donné du mal pendant ma maladie, vous pouvez disposer. Ma sœur apporte aussi un repas à son mari aujourd’hui.
Mon frère Hugo est allé un peu fort hier soir, ce matin il dit avoir mal au dos. Je lui apporte une soupe fortifiante. Ma sœur, toi et ton mari infirme, vous avez consommé le mariage ou pas ? En théorie, Hugo a eu des remèdes, mais il ne devrait pas avoir récupéré à ce point.
C’est civil. Sophie, tu crois que dans ce monde tu es la seule à savoir soigner ? J’ai trouvé exprès un grand spécialiste pour avoir une ordonnance. Maintenant Hugo va beaucoup mieux, tu es juste jalouse.
Vous avez osé abuser de remèdes aussi violents ? Hugo s’est forcé à se lever, ça atteint ses forces vitales. Le forcer avec des remèdes forts, c’est comme boire du poison pour étancher sa soif. Il a l’air en pleine forme, mais son sang et son énergie sont stimulés de force.
Avant sept jours, il ne sera plus jamais un homme. Tu dramatises pour rien. Ton mari paralysé peut te satisfaire, tu sais ce que sont les plaisirs du lit ? Toi avec ton mari paralysé, vous vivrez toute votre vie.
Tu es vraiment incurable. Un jour, tu le regretteras. Tu as ma Hugo et tu veux partir ? La gifle de l’autre fois, je ne te l’ai pas encore rendue.
Lâche-moi. Madame Huo a de l’autorité. Ici, c’est un camp militaire, ce n’est pas un endroit pour faire des histoires. On dirait que l’officier Huo est pris par des affaires privées.
Madame, ça va ? Je t’ai apporté de la soupe, bois tant qu’elle est chaude. Allons-y. Sophie, Louis, vous allez le regretter.
Quand Hugo sera commandant en chef, je vous ferai payer. Commandant, je vous apporte à manger. Je suis désolé pour l’autre jour, Hugo et moi avons rencontré un officier de la garde rapprochée du président. J’ai même entendu le président dire que notre Hugo est un homme d’avenir, très compétent.
Le poste de commandant des trois armées va sans doute lui revenir. Oh, adjutant Huo, j’ignorais que vous aviez des liens avec le palais présidentiel. Vous cachiez bien votre jeu. Commandant, sous votre direction, tout va changer.
Madame Huo vous porte chance. Commandant, dites un mot en votre faveur. Vous me flattez. Tout dépend encore de la décision du président.
Mais servir le peuple, je ne peux pas m’y soustraire. Vous avez fini tout ce que vous aviez à faire ? Vous avez le temps de bavarder ici ? Adjutant Huo, la revue militaire du président approche.
Si vous n’arrivez pas à faire votre devoir, même avec l’estime du président, vous ne garderez pas longtemps votre poste. Le commandant Lu a raison. Adjutant, vous avez le front noirci, les lèvres écarlates. C’est le signe que vos organes sont détruits.
Vous ne tenez que grâce à des remèdes violents, mais votre souffle s’épuise. Si vous ne les arrêtez pas, oubliez le poste de commandant. J’ai bien peur que dans sept jours, votre vie soit en danger. Sophie, comment oses-tu maudire le commandant ?
Sors d’ici. C’est la résidence des Huo, ici. Sophie est ma femme. Et moi, je suis ton supérieur.
Qui t’a donné le droit de chasser mes hommes de chez moi ? Gouverneur, pourquoi vous fâcher ? L’estime du président n’est pas sans raison. Quand je prendrai le commandement des trois armées, je réglerai moi-même les affaires de l’armée.
Certaines personnes ne supportent pas de voir les autres réussir. Notre Hugo va bientôt être promu. Et votre poste de gouverneur, tu comptes rester assis jusqu’à quand ? Adjutant, tu es très proche du palais présidentiel.
Le vent pourrait tourner. Encore faut-il être en vie pour profiter des puissants. Dans sept jours, si tu es encore debout ici, redis-le. Sophie, outrage à un supérieur, tapage dans le camp.
À compter d’aujourd’hui, tu es suspendu sept jours. Retourne réfléchir à tes fautes. Si tu recommences à semer la discorde, tu seras sévèrement puni. Louis, tu oses me suspendre ?
Et vous autres ? Vous ne savez pas qui commande la cité des Nuages ? Allez au camp logistique nettoyer et entretenir les armes. Sans mon ordre, pas de retour.
À vos ordres. Toi, Louis, tu abuses de tes fonctions. Je vais te dénoncer au président. Fais donc.
Je ne partirai pas, je suis la femme du commandant. Tu vas voir mon mari. La soupe va refroidir, allons-y. Grand-père.
Dans ma vie passée, j’ai mal utilisé ton talisman. Louis Lu est un homme de talent. Lui confier les trois armées me rassure pleinement. Quel dommage, le ciel jalouse les grands talents.
Il est paralysé, incapable de se relever. Monsieur le président, Sophie Su, épouse de Hugo Huo, demande à vous voir. Faites-la entrer. Que puis-je faire pour vous ?
Qui êtes-vous pour le docteur Zengbo ? C’est mon grand-père. Grand-père ? Aujourd’hui, je suis venue avec cette preuve.
Je veux assurer un avenir à mon mari. Avec les capacités et les mérites militaires de Louis, le poste de commandant des trois armées lui reviendra. Dans cette vie, je ne vous décevrai pas. Adjutant Huo, bientôt on vous appellera commandant.
Félicitations. Pardonnez mon indiscrétion, depuis quand êtes-vous si proche du président ? Ce qui lie Hugo au président ne vous regarde pas. Vous avez raison, j’ai été trop indiscret.
C’est aujourd’hui l’anniversaire du président. J’ai préparé un cadeau. Si je présente cet objet, le président me nommera sûrement commandant des trois armées. Je compte sur votre soutien.
Bien sûr. Quand je serai commandant, la gloire et la fortune, vous ne manquerez de rien. Louis, tu oses me suspendre ? Quand je serai commandant, tu le paieras cher.
Bonjour commandant Lu, j’aimerais vous demander conseil pour la suite du plan. Madame Huo vit dans le luxe au côté du commandant. Hugo ! Certaines personnes, même couvertes d’or, ne peuvent pas cacher leur vulgarité.
Pas comme moi, je suis né pour vivre au sommet. Suzanne, pourquoi te disputer avec des gens bientôt oubliés ? Une fois cette journée passée, on verra s’il a sa place dans la cité des Nuages. Je me demandais quel chien errant c’était.
C’était donc l’adjutant Hugo Huo et mademoiselle Suzanne. Sophie, tu oses m’insulter ? Tu sais que le président va nommer Hugo commandant aujourd’hui. À ce moment-là, on vous fera tous arrêter et fusiller.
Le président ne s’est même pas montré et vous vous dites déjà commandant. Si le poste ne te revient pas, toute la ville se moquera de toi. Le commandant est très proche du président. C’est plutôt ton Louis qui profite de son grade pour chercher des ennuis au commandant.
Il le paiera cher. Je te conseille d’être raisonnable. Sophie, je veux que tu me regardes à genou devenir chef des trois armées. Adjutant, occupe-toi de toi d’abord.
Tu ne tiens debout que par la force de ta volonté. Ne va pas rater le poste pour t’évanouir devant tout le monde. Sophie, pourquoi vous acharner ? Même au pied du mur, vous faites la fière.
Le commandant est magnanime, vous avez encore le temps de vous excuser. Le président arrive. Gouverneur Lu, ces derniers temps, comment vous portez-vous ? Merci, monsieur le président.
Grâce aux soins de mon épouse, je suis presque totalement rétabli. C’est bien. Yue est un point stratégique, tu l’as toujours bien administré. J’ai toujours eu confiance en toi.
Aujourd’hui, le pays a besoin de gens comme toi. Profitons de ce banquet pour que j’annonce une décision. Monsieur le président, pardonnez mon audace. Avant votre importante décision, Hugo et moi avons choisi un cadeau d’anniversaire pour vous.
Nous tenons à vous l’offrir d’abord. Très bien. Où avez-vous trouvé ce pendentif en jade ? C’est un héritage de famille.
Nous avons appris que vous cherchiez cet objet depuis des années. Je n’oserai pas le garder. En ce jour, je vous le rends en signe de respect. Il est bien ici, finalement.
Dans ma vie passée, c’est grâce à ce pendentif que je suis devenu commandant. Dans cette vie, je ne peux pas laisser Louis en profiter. Adjutant, ce pendentif est d’une valeur inestimable pour moi. Vous m’avez offert un présent si précieux et exaucé le vœu de toute une vie.
Je vous en serai éternellement reconnaissant. Parlez, quelle récompense voulez-vous ? Tant que ça ne va pas contre la loi, j’accepte. Monsieur le président, je ne demande rien d’autre.
Je veux seulement servir le pays. J’espère que vous me nommerez commandant des trois armées. Louis est un homme de talent, je lui confierai volontiers les trois armées. Hugo est compétent, il a des faits d’armes, mais il reste inférieur à Louis.
Et sa femme est une traîtresse. Adjutant, puisque vous voulez servir le pays, comment pourrais-je vous en empêcher ? Monsieur le président, attendez. Le pendentif de l’adjutant n’est pas un héritage familial.
Il est à moi, il me l’a volé. Sophie, comment peux-tu calomnier Hugo et moi ? Monsieur le président, depuis toute petite, ma sœur ne peut pas me voir. Maintenant qu’Hugo et moi sommes heureux, elle est jalouse.
Ce pendentif est un héritage de ma famille. Sophie, où sont vos preuves ? Vous êtes jalouse de Suzanne ? Sans preuve, vous accusez du vol.
Exactement. Elle pleure avec tant de tristesse, comment ça pourrait être faux ? C’est forcément de la jalousie. Et comment comptes-tu le prouver ?
Le pendentif est à toi ? Oui. Alors dis quelque chose, pourquoi tu ne dis plus rien ? Mon épouse, pourquoi devrais-je prouver mon innocence aux autres ?
Monsieur le président, quant à la vérité, je suis sûr que vous savez déjà ce qu’il en est. Moi Louis Lu, je ne daigne pas débattre avec un voleur. Louis, après tout ce discours, tu ne convoites que le poste de commandant ? Non.
Ce poste, si quelqu’un le veut, qu’il le prenne. Je protège la terre sous mes pieds et la justice en mon cœur, pas un titre sans valeur. Chacun campe sur ses positions. Puisque tu dis que c’est un héritage de ta mère, en connais-tu vraiment les détails ?
Monsieur le président, mon grand-père est mort très tôt. Chaque fois que ma mère en parlait, elle était inconsolable. J’ai seulement entendu mon grand-père dire qu’il exerçait la médecine dans sa jeunesse et qu’il avait connu un personnage important. Le reste, je l’ignore.
Après m’avoir sauvé, mon bienfaiteur est parti précipitamment. Je sais seulement qu’il avait une fille, mariée à un membre de la famille Su. Aujourd’hui, il y a deux petites-filles. Laquelle est la vraie ?
Monsieur le président, la blessure que vous avez reçue en allant vers le sud, n’était-elle pas à quelques centimètres sous le cœur ? Elle vous a laissé une cicatrice. Toi, comment le sais-tu ? Seul mon bienfaiteur et ses proches sont au courant.
Ne me dites pas que vous êtes voyant. Je suis Sophie Su, la petite-fille de Zengbo. Avant de mourir, mon grand-père a confié cet objet à ma mère, puis ma mère me l’a remis en disant que le voir revenait à le voir lui-même. Sophie, je te cherche depuis tant d’années.
Si mon bienfaiteur ne m’avait pas sauvé à l’époque, je ne serais plus de ce monde. Je ne pourrai jamais rendre une telle dette. Mon enfant, dis-moi ce que tu veux, je te donnerai tout. Avant de mourir, grand-père m’a répété que cet objet n’était qu’un souvenir.
Il ne faut pas t’en servir pour ton profit personnel. Votre petite-fille n’ose désobéir. Si je me présente aujourd’hui, c’est seulement pour clarifier à qui revient cet objet. Si monsieur le président tient à ce que je demande quelque chose, je vous supplie de rendre une décision juste.
Choisissez quelqu’un qui saura protéger le pays, loyal et dévoué. Très bien. Mon bienfaiteur a une merveilleuse petite-fille. Louis Lu devrait commander les trois armées.
Louis, à compter d’aujourd’hui, vous prendrez le commandement des trois armées. Monsieur le président, surtout pas. Vous veniez de me nommer, Hugo. Tu as volé les reliques de ton bienfaiteur et tu veux t’en attribuer le mérite ?
Tu oses me demander de commander les trois armées ? Tu es ridicule. Sophie, tu connaissais déjà le président, pourquoi tu ne me l’as pas dit ? Tu m’as détruit, tout était calculé.
Tu as fait exprès de me regarder épouser Hugo, puis le voir devenir comme ça ? Comment peux-tu être si cruelle ? Pourquoi je ne sens plus mes jambes ? Hugo !
Pourquoi je ne sens plus rien ? C’est toi qui as donné le médicament à Hugo ? Tu as trafiqué son médicament ? Monsieur le président, cette peste a empoisonné le médicament, arrêtez-la.
Hugo, je te l’avais bien dit. Tu n’aurais jamais dû prendre ce remède violent. Regarde dans quel état tu es. Tu ne t’en prends qu’à toi-même.
Et tu as volé mon pendentif, tu t’es attribué mes mérites, tu as piégé mon mari. Tu ne mérites pas de payer ? Sophie, je vais te tuer. Tu as un culot monstrueux.
Garde, arrêtez Hugo. Hugo ! Vous abusez de votre pouvoir, vous volez et vous mentez pour obtenir un poste. À compter d’aujourd’hui, destituez-le, confisquez ses biens, emmenez-le dehors.
Sophie, espèce de lâche, tu finiras très mal. Louis, tu es calme, compétent et loyal. Tu as géré la cité des Nuages à la perfection. Pour commander les trois armées, tu es le meilleur choix.
Louis, à compter d’aujourd’hui, vous prendrez le commandement. Merci de votre confiance, je ferai tout jusqu’à mon dernier souffle pour être à la hauteur. Si Louis est là aujourd’hui, c’est grâce à ma femme. Sans elle, je ne serai pas celui que je suis.
Ma chérie, désormais je commande les trois armées et tu seras la femme du commandant. Pour le reste de ma vie, je te protégerai coûte que coûte. Hugo, donne-moi un peu de force, c’est ta faute. Tu m’as forcé à prendre cet aphrodisiaque, sans toi on n’en serait pas là.
Sans toi ? Qui convoitait le commandement et a volé le pendentif pour se faire passer ? On va être démasqué. Non, je ne peux plus rester avec lui.
Je dois trouver une issue, prévoir un plan B. Mon mari, mère, qu’est-ce qui ne va pas ? Tu as quelque chose sur le cœur cet après-midi, tu as vu la voisine venir avec son petit-fils. Cet incapable, quelle honte.
Puisque tu l’as vu, maman ne va plus faire semblant. Vous êtes mariés depuis six mois, quand est-ce que tu me donnes un petit-fils ? Mère, je me remets d’une grave maladie. Il faut attendre que j’aille mieux pour vous donner un beau petit-fils en pleine santé.
Tu as raison, c’est moi qui suis trop pressée. Attendons patiemment. Sophie, tu t’es donné tant de mal. Merci de ta compréhension.
Mère, tu oses bloquer ma voiture ? Tu veux mourir ? Commandant Wang ? Ah, c’est la femme de Hugo Huo.
Mais ce joli visage, quel dommage. Madame Huo, comment avez-vous pu finir ainsi ? Et l’adjutant ? Ne me parlez pas de cet ingrat, il ne peut même plus se sauver lui-même.
Il m’a cruellement abandonnée et s’est enfui. Je n’ai plus nulle part où aller. Je vous en supplie, commandant, laissez-moi au moins une chance de vivre. Cet incapable ne sait même pas traiter une femme avec douceur.
Enfin, viens avec moi à la résidence secondaire, je vais te choyer. Merci, commandant. Suzanne n’oubliera jamais votre bienveillance. Suzanne, petite coquine, tu reviens quand tu me crois fini ?
Tu veux te trouver mieux ? Comment peux-tu dire ça ? Pour te sauver, j’ai parcouru toute la ville. J’ai trouvé un médecin miraculeux, il soigne les cas désespérés.
Demain, je t’emmène le voir. Pardon, Suzanne, je t’ai accusé à tort. Quand je serai rétabli, je te donnerai ce qu’il y a de mieux. Docteur, j’ai fait toutes les cliniques.
Tous les charlatans disent qu’il est impossible à sauver. Je suis venue exprès vous demander de le sauver. Ce pouls, c’est le signe que sa vie touche à sa fin. Ses organes ont cessé de fonctionner.
Avec mes compétences, je ne peux plus le sauver. Mais j’ai un remède secret. Après l’avoir pris, il soulagera temporairement ses souffrances. Mais ce remède est très puissant, une fois pris, il sera trop tard.
Je refuse de croire que moi Hugo Huo, je ne sois qu’un bon à rien. Hugo, prends vite ton médicament, avec ça tu iras mieux. Je sais. C’est son sang.
Je prends ce remède. Toi, réfléchis bien. J’ai bien réfléchi. Je l’aurais quitté sur-le-champ, mais le commandant Wang est un bon à rien dominé par sa femme.
On ne peut pas compter sur lui. S’il arrive à renverser la situation, j’ai aussi une issue. Je vais tenter le tout pour le tout. Hugo, qu’est-ce que tu veux dire par ce sang ?
Sophie ne m’a pas menti. Le médicament qu’elle m’a donné marche vraiment. Seulement, il faut le sang de son cœur comme catalyseur. Mais dans notre situation, comment pourrait-elle nous aider ?
Bien sûr que si. Elle m’aime à la folie. Si je lui demande, elle donnera son sang pour me sauver. Vite, va chercher Sophie.
Sophie, ouvre la porte. C’est Suzanne, je t’en prie, sauve Hugo. Suzanne, Hugo, qu’est-ce que vous voulez encore ? Sophie, je sais que j’ai eu tort.
Je suis un monstre. Je t’en supplie. Si tu me donnes le sang de ton cœur, quand je serai guéri, je quitterai aussitôt Yue. Je ne viendrai plus te gêner.
On partira tout de suite. Je t’en prie, sauve Hugo. Hugo Huo, toi et moi, c’est fini. Je ne veux plus parler du passé.
Que tu vives ou que tu meures, ça m’est égal. Attends, attends. Puisque personne ne peut survivre, aujourd’hui je mourrai devant chez Lu. Qu’est-ce qui se passe ?
Ce n’est pas Hugo Huo ? Il ne survivra pas. Il est venu demander à la femme du commandant de le sauver. Vous tous, jugez par vous-mêmes.
Ma sœur est une excellente médecin, mais elle nous laisse mourir. Mon mari était autrefois un soldat qui défendait son pays. Elle est vraiment sans cœur. Madame la gouverneur, ayez pitié, je vous en prie.
Sauver une vie, c’est un acte de grande vertu. Oui, regardez dans quel état il est, vous ne pouvez pas le laisser de côté. Hugo, tu es déjà incurable. Même si je te donnais mon sang, ça ne sauverait pas ta misérable vie.
Sophie, tu mens. Je te le demande une dernière fois, tu me le donnes ou pas ? Si tu ne me le donnes pas, le sang va couler. Que tout le monde voie comment la famille Lu pousse ses anciens hommes à la mort.
Puisque tu tiens tant à mourir, vas-y, dépêche-toi. Mon cou est là, le couteau est dans ta main. Tu veux que je t’apprenne à mourir ? Louis, tu crois que je n’oserais pas ?
Je compte jusqu’à trois. Un. Deux. Trois.
Tu as peur, Louis. Ne te réjouis pas trop vite. Même si je deviens un fantôme, je ne te laisserai jamais tranquille. Je vous hanterai jour et nuit, vous n’aurez jamais la paix.
Pour protéger ma femme, je tuerai dieu ou Bouddha. Même un fantôme idiot qui ose venir, je le ferai disparaître avant qu’il devienne fantôme. Venez tous voir, dites-moi qui a raison. Regardez ce commandant et sa femme abuser de leur pouvoir.
Puisque vous tenez à en parler, j’ai quelques questions. Qui est venu m’humilier le jour de mes fiançailles avec un contrat de concubinage ? Qui m’a attachée à un chevalet et m’a torturée ? Qui m’a forcée à signer un acte de rupture familiale et m’a chassée de chez moi ?
Maintenant que vous êtes à terre, vous vous servez de nos anciens liens pour me faire culpabiliser ? Y a-t-il plus ridicule et plus honteux ? Quoi ? Ils osent se faire justice ?
Ils faisaient les pauvres il y a deux minutes, quelle honte. J’avais de la graisse sur les yeux pour prendre leur défense. Sortez-les d’ici, qu’ils ne salissent pas les yeux de ma femme. Sophie, Louis, vous allez le payer.
Maman, sauve Hugo, je t’en prie. S’il peut avoir le sang du cœur de Sophie, il pourra guérir. On pourra repartir à zéro. Suzanne, ce n’est pas que je ne veux pas t’aider.
Je ne suis plus en faveur, je peux à peine sortir. Je ne peux rien faire. Vous osez encore revenir toutes les deux ? Deux porte-malheurs.
C’est à cause de vous que la famille Su en est réduite là. Monsieur, calmez-vous. Suzanne est en danger, il n’y a que nous pour l’aider. Espèce de petite peste, vous avez manigancé pour que je renie Sophie.
Sinon je serais aujourd’hui le beau-père du commandant. La famille Su est finie, c’est à cause de vous. Je vais te tuer. Porte-malheur, parasite.
Beau-père, arrêtez. Qui est ton beau-père, espèce de bon à rien ? Si tu ne l’avais pas séduit, je n’en serais jamais là. Au fait, Sophie m’en veut sûrement à cause de vous.
Il suffit que je vous tue, Sophie me pardonnera. Je serai le beau-père du commandant, le vieil homme le plus respecté de la cité des Nuages. Papa, arrêtez, je vous en prie. Qu’est-ce qu’on fait ?
Même si Gaston Su a eu l’idée de tuer en premier, si cette histoire s’ébruit, on est tous fichus. Autant aller jusqu’au bout. On dira qu’il était ivre, qu’il est tombé dans l’escalier. Oui, c’est un accident.
Ce n’est pas un accident. Gaston Su est mort. Sophie, en tant que fille, doit revenir porter le deuil. Exact.
Louis doit aller à Linzhou dans trois jours à une réunion militaire d’urgence. Il ne sera pas en ville. On organisera les funérailles ce jour-là. Sophie sera seule et sans défense.
On lui prendra le sang de son cœur sans difficulté. Bien, dans trois jours, cette fois je ferai en sorte que cette peste ne reparte jamais. Papa, tu es mort au bon moment. Suzanne, vous devez raconter la même version.
Sophie et Louis ne doivent rien découvrir. C’est notre dernière chance. Monsieur, la famille Su a envoyé quelqu’un prévenir. Parle.
Gaston Su, ivre, est tombé dans l’escalier chez lui. Ses blessures étaient trop graves, il est mort. Quoi ? Comment est-ce possible ?
Majordome Jao, prévenez la famille Su, je rentrerai demain. Oui. Sophie, tout ça est bien trop étrange. Demain je dois aller à Linzhou et c’est justement maintenant que la famille Su a des ennuis.
Je crains un piège, tu ne peux pas y aller. Il est froid avec moi. La famille m’a fait tant de mal. Mais nous sommes liés par le sang, c’est mon père.
Par sentiment comme par devoir, je dois lui faire mes adieux. Sinon, en quoi serais-je différente de ces gens sans cœur ? Disons que c’est pour préserver ce dernier lien et rompre pour de bon avec la famille Su. Ne t’inquiète pas, je sais qu’ils ont une autre idée derrière la tête.
Je saurai me protéger en plein jour, devant tout le monde. Ils ne me feront rien. J’ai placé quatre hommes de confiance à l’intérieur. Dès que Sophie arrivera, on passe à l’action.
D’accord, maman a pensé à tout. Madame Lu arrive. Bien, elle est bien venue seule. Le ciel est avec moi.
Père, ma sœur est enfin venue te voir. Sophie, en un jour pareil, pourquoi Louis ne t’a-t-il pas accompagnée, pourquoi es-tu venue seule ? Qui t’a dit qu’elle était seule ? Louis, tu ne pensais quand même pas que je manquerais son dernier voyage.
Je devais lui rendre un dernier hommage. Je m’inquiète pour toi aujourd’hui. Je vais voir dans cette chapelle ardente qui est là. Qui ose s’en prendre à la femme de Louis Lu ?
Pourquoi le commandant est venu avec autant de soldats ? Quelle démonstration de force, il est venu présenter ses condoléances ou arrêter quelqu’un ? Merde, il a amené tant de monde, comment veux-tu que j’agisse ? Madame Lu, c’est aujourd’hui les funérailles de mon beau-père.
Vous amenez autant de soldats et vous entrez armé dans sa chambre funéraire ? Vous voulez qu’il ne repose pas en paix ? Vous dépassez les bornes. Père, ouvre les yeux et regarde.
Ton corps est encore chaud, quelqu’un va venir saccager ta chambre funéraire. Changer le plan. J’attirerai ce traître dans le bureau tout à l’heure. La dette de m’avoir élevée est désormais réglée.
J’espère que dans une autre vie, tu sauras distinguer le bien du mal et être un vrai père. Laisse-moi te voir une dernière fois. Qu’est-ce que tu vas faire ? Ouvrez le cercueil.
Non, une fois le cercueil fermé, on ne peut plus l’ouvrir. Vous allez troubler le défunt, c’est très mauvais signe. Sophie, je sais que tu nous en veux, mais ton père est mort. Tu vas t’en prendre à un mort ?
Grande sœur, du vivant de père vous n’avez pas été une bonne fille, et maintenant vous lui refusez le repos. Vous serez foudroyée. Sophie, Louis, n’allez pas trop loin. L’âme de mon beau-père vous regarde.
Les paroles de mon époux, vous ne les comprenez pas. Commandant, même si vous êtes commandant, vous ne pouvez pas abuser de votre pouvoir pour vous mêler des funérailles des autres. Ma femme veut voir son père une dernière fois, qu’y a-t-il de mal à ça ? Aujourd’hui, je veux voir qui osera l’en empêcher.
Ce sera s’en prendre à moi. Louis, vous abusez de votre autorité. Si mon autorité sert à protéger ma femme, alors elle est parfaitement légitime. Quelqu’un ?
Lâchez-moi. Monsieur, ouvrez vite les yeux, votre fille est venue démanteler votre chapelle funéraire. Madame, regardez bien. Même si le ciel nous tombe dessus, je vous couvrirai.
C’est fini, tout est fini. Referme-le. Heureusement qu’elle n’a rien remarqué. Mon mari, rentrons.
Sophie, attends. Je sais que tu m’en veux, mais ton père t’a laissé quelque chose dans son bureau. C’est la dot que ta mère avait reçue en se mariant. Va au moins y jeter un œil, laisse-le partir l’esprit en paix.
Inutile. J’ai rompu avec la famille Su, rien de ce qui leur appartient ne m’intéresse. Avant de mourir, père savait qu’il t’avait fait du tort. C’est sa seule façon de se racheter.
Va le voir une fois, je t’en prie. Sophie, ton père est plein de bonnes intentions, pourquoi être si catégorique ? Ce n’est qu’à pas. Montrez le chemin, je viens avec toi.
Non. Commandant, le bureau était le lieu de recueillement de feu Gaston Su. Il y a beaucoup d’objets privés, vous ne devriez pas y aller. Mon mari, la mort de Gaston est suspecte.
Je vais les distraire. Sois prudent. S’il arrive quoi que ce soit, appelle-moi. Où est l’objet ?
Sophie Su, je suis désolé, ne m’en veux pas. Apportez le couteau, prenez le sang de son cœur. Sophie, ça va ? Je vais bien.
Hugo, tu es déjà en phase terminale. Même si je te donnais tout mon sang, je ne pourrais pas te sauver. Tu mens, je viens de faire vérifier. La mort de Gaston n’était pas un accident, vous l’avez assassiné et maquillé la scène.
Vous tentez d’assassiner l’épouse du commandant. Garde, arrêtez-les. C’est moi. C’est moi qui ai tué Gaston Su.
Suzanne n’y est pour rien. Sophie, viens en enfer avec moi. Arrêtez-les tous, surveillez-les de près. Oui, commandant.
Allons-y. Tu penses encore à la mort de ton père ? Je me demande comment on peut être cruel au point de tuer les siens. Sophie, je suis militaire.
J’ai vu d’innombrables massacres, le pire de la cruauté. Promets-moi de ne plus jamais prendre de risque seul. Quand madame Lou a pointé ce couteau sur toi, j’ai eu si peur. J’avais peur de ne pas l’attraper.
Louis, je suis là. Je vais bien. Commandant Lu, madame Lou, meurtre de son mari, tentative d’assassinat de l’épouse du commandant. Condamnée à mort, exécution immédiate.
Suzanne Su, Hugo Huo, complices de meurtre, réclusion à perpétuité. Emmenez-les. Commandant, j’ai eu tort, je regrette vraiment. Donnez-moi une autre chance.
Maman, je vous en prie. Dans cet endroit sans lumière, expiez vos fautes lentement. N’espérez plus sortir d’ici. Mon chéri, c’est ton anniversaire.
Goûte vite le gâteau que j’ai fait moi-même. Le gâteau de madame est forcément le meilleur. Sophie. Il y a une chose que je veux te demander.
À l’époque, pourquoi as-tu tenu à épouser un homme inconscient comme moi ? J’ai fait un rêve autrefois. Un rêve ? J’ai rêvé que dans ma vie passée, je ne t’ai pas sauvé.
Moi aussi, on m’a fait mourir dans d’atroces souffrances. C’est toi qui, juste avant la fin, m’a offert la seule chaleur de toute cette vie-là. La réincarnation est trop invraisemblable. Si Louis savait que j’ai vécu une vie passée aussi misérable, me traiterait-il encore de la même façon ?
Sophie, ce n’était qu’un rêve. Ne t’inquiète pas. Je sais que tu as beaucoup souffert. Mais à partir d’aujourd’hui, tu n’auras plus à tout porter seule.
Toutes tes émotions négatives, tu peux me les confier. Moi Louis Lu, que ce soit dans tes rêves, même dans la réalité, je te protégerai quoi qu’il arrive, sans jamais t’abandonner. Louis, merci. Comment ça se fait ?
Je ne veux pas mourir. Arrête de crier, tu me casses les oreilles. Elle est maintenant la grande épouse du commandant. Pourquoi s’intéresserait-elle encore à un prisonnier comme toi ?
Regarde la réalité en face. Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous voulez ? Pourquoi vous nous sauvez ?
Monsieur Hugo Huo, mademoiselle Suzanne Su, ravie de vous rencontrer. Je suis Kurosa Wariou, le fils du chef d’État du pays des Cerisiers d’Orient. Si je vous ai sauvés, c’est pour vous proposer une affaire avantageuse. Moi, Hugo, même si je ne suis pas grand-chose, je reste un officier de ce pays.
Pactiser avec le diable, trahir mon pays pour la gloire, je ne peux pas l’accepter. Chez nous, on dit que les sages savent s’adapter. Si vous me donnez les détails du plan Muraille de Fer, l’empire du Cerisier d’Orient peut t’offrir tout ce que tu désires. T’aider à retrouver ta place au-dessus de tous et à écraser ceux qui t’ont fait du mal.
Pourquoi je te croirais ? Ceci vient de l’Empire du Cerisier d’Orient, un remède secret de la famille impériale. Si tu le prends, ton corps guérira complètement. C’est un petit geste de ma part.
À toi de voir si tu l’acceptes. La trahison est punie par l’extermination de toute la famille. Mais si je ne saisis pas cette bouée de sauvetage, je suis fini. Sophie, Louis, c’est vous qui avez voulu ma perte.
Vous m’y avez forcé. D’accord, j’accepte. Hugo, voilà un choix intelligent. Le remède secret, je peux te le donner, mais ne me déçois surtout pas.
Hugo, je suis vraiment guéri, ce remède est incroyable. Monsieur Kurosa, merci. Je ne trahirai pas vos attentes. Je t’ai préparé une nouvelle identité, tu peux retourner chez les Huo.
J’ai hâte de travailler avec vous. Merci. Pour obtenir le plan Muraille de Fer, il faut encore compter sur Louis et Sophie. Monsieur Kurosa, Hugo est un traître.
Vous lui faites vraiment confiance, vous lui avez donné le remède secret royal ? Vous n’avez pas peur qu’il se retourne ? Ce n’est pas un remède secret royal. Je lui ai donné un poison mortel.
Dès qu’il se met en colère, son cœur en pâtira. Il sera paralysé au lit et souffrira chaque jour d’une douleur atroce. À ce moment-là, ils n’auront plus la tête à nous mordre. Dès qu’on aura le plan Muraille de Fer, les terres de Yue seront bientôt à moi.
Hugo Huo et Suzanne Su ont mystérieusement disparu de leurs cellules cette nuit. Les gardiens ont été réduits au silence, il y a peu d’indices. J’ai ordonné le couvre-feu dans toute la ville. Faire évader des prisonniers d’une prison si bien gardée, ce n’est sûrement pas l’œuvre d’une organisation ordinaire.
Hugo, pour se soigner, a pris un remède interdit perdant sa vitalité. À présent, il est au plus mal. Mais pour qui peut-il avoir autant de valeur ? Monsieur le président, Lu, l’émissaire du pays du Soleil-Levant, monsieur Kurosa Wariou, demande à vous voir.
Nos relations avec le Soleil-Levant ont toujours été tendues. Leur délégation est venue parler d’un traité de paix. Je crains qu’il ne soit ici pour cette affaire. Vous discuterez des affaires d’État, je vous laisse.
Sophie est intelligente, elle peut rester et écouter. Faites entrer. Monsieur le président. Monsieur Kurosa, il faudra encore du temps pour signer le traité.
Pourquoi êtes-vous venu ? Pour renforcer l’amitié entre nos pays, j’ai une condition. J’espère que vous l’accepterez. De quoi s’agit-il ?
Que faites-vous ici ? Mesdames et messieurs, ça fait longtemps. Monsieur Kurosa, que voulez-vous dire ? Ces deux-là sont des criminels recherchés chez nous.
Commandant Lu, il doit y avoir malentendu. C’est le conseiller d’affaires engagé par notre pays et son épouse. Ce ne sont pas des criminels. Monsieur le président, je vous demande que monsieur Huo soit mon bras droit et assiste à la suite des négociations.
Hugo, comment as-tu pu te remettre debout ? Sophie, tu ne croyais quand même pas être la seule à pouvoir me guérir ? Mais je dois te remercier. Sans toi, je n’aurais jamais attiré l’attention de monsieur Kurosa.
Il m’a donné le remède secret. Maintenant, je suis presque guéri. Tu dois t’en mordre les doigts. Ton teint n’annonce rien de bon.
C’est un dernier sursaut avant la mort. Je te conseille de garder les idées claires. Ne va pas croire que tu as trouvé une bouée de sauvetage. À la fin, on te dévorera sans te laisser les os.
Tu es juste jalouse. À l’avenir, nous sommes des invités étrangers. Soyez plus courtois. Monsieur Kurosa, ces deux personnes sont accusées de plusieurs crimes dans le pays.
Changer de nationalité ne les blanchira pas. En agissant ainsi, vous risquez de vous ingérer dans nos affaires. Monsieur le président, commandant Lu, en tant qu’émissaire, je formule une demande diplomatique officielle. Si même la sécurité de nos hommes ne peut être garantie, quelle négociation de paix ?
Autant laisser tomber. Puisque monsieur Kurosa tient à se porter garant, Louis, accédons à la demande de l’invité. Qui a tort ou raison, la justice en décidera. J’espère que monsieur saura tenir ces hommes.
Je les emmène tout de suite. Sophie, tu vas le regretter. Le beau spectacle ne fait que commencer. Le commandant Wang a dit qu’il m’épouserait, mais maintenant qu’il voit Hugo reprendre du pouvoir, commandant, je crois que je suis enceinte.
C’est votre enfant. Vous devez nous protéger, mon enfant et moi. Suzanne, ne t’inquiète pas. Mais cet enfant doit naître sans encombre.
Je vais rentrer et répudier la tigresse. Vraiment ? Ensuite, je t’épouserai en grande pompe. Tu ne me mens pas ?
Pourquoi mentirais-je ? Repose-toi et prends soin du bébé. Hugo, j’ai une bonne nouvelle à te dire. Je crois que je suis enceinte.
Quoi ? Mais depuis l’anniversaire du président, nous n’avons pas eu de relations. Tu me soupçonnes ? Cet enfant a déjà plus d’un mois.
Puisque tu ne me crois pas, je vais prendre une corde et me pendre. Au moins, on ne salira pas mon honneur sans raison. Il y a un mois, j’étais encore capable d’avoir des enfants. Aujourd’hui, cet enfant est ma seule descendance.
Il ne doit rien lui arriver. Suzanne, ce n’est pas ce que je voulais dire. Tu me crois ? Je te crois.
C’est merveilleux. Le ciel ne m’a pas abandonné. La famille Huo a un héritier. Suzanne, tu es mon porte-bonheur.
Hugo, demain c’est le jour des négociations de paix. J’ai besoin de toi pour m’aider à voler les détails du plan Muraille de Fer. Rassurez-vous, monsieur Kurosa, j’avais des aides de camp à la cité des Nuages, des archives secrètes. Je sais où c’est.
Si vous créez un peu de chaos sur place, je pourrai éviter les gardes et vous ramener le plan. Très bien. Monsieur Kurosa m’a confié une mission et soigné mon ancienne blessure. Il m’a permis de contribuer à l’amitié entre nos pays.
Suzanne est enceinte, cet enfant est un don du ciel, preuve de l’amitié entre nos deux pays. Le conseiller Huo est jeune et brillant. Il a la confiance de la famille impériale et de monsieur. Et bientôt père, quelle heureuse nouvelle.
Pour la suite, nous compterons sur vous pour faire le lien. Le commandant Lu, c’est du passé. À l’avenir, pour avoir voix au chapitre, c’est vous qu’il faudra écouter. Oh là là, commandant Lu, madame n’est toujours pas enceinte.
Je vous conseille de la répudier au plus vite, c’est une poule incapable de pondre. Hugo, tes anciennes blessures ne sont pas guéries. Ton énergie vitale est épuisée. En théorie, tu ne peux pas mettre une femme enceinte.
N’importe quoi. Je vais très bien depuis longtemps. À me maudire. Hugo, ne les écoute pas, elle est juste jalouse.
Madame, j’ai senti le pouls de Suzanne. C’est bien une grossesse. Mais vu l’état de santé de Huo, il lui est absolument impossible d’avoir un enfant. Vous voulez dire que Suzanne a fait ça parce qu’Hugo a retrouvé le pouvoir et qu’elle veut le retenir avec cet enfant ?
Mais qu’est-ce qu’Hugo a de si précieux pour que Kurosa soit prêt à payer ce prix pour le sauver ? La conférence de paix. Exact. Hugo a été mon aide de camp, il gérait les dossiers confidentiels.
Kurosa veut obtenir de lui des renseignements importants pour ensuite nous déclarer la guerre. La négociation de paix n’est qu’un prétexte, le vrai but c’est de voler des renseignements. Ils vont profiter de l’occasion pour agir. On doit les surveiller de près.
Ne vous inquiétez pas, madame. Puisqu’il veut des renseignements, je vais lui en donner. Pourquoi tu continues à frayer avec Hugo ? Sous le nom de l’épouse de l’envoyé du pays des Cerisiers, tu te montres partout à son bras.
Tu crois être juste avec moi, avec notre enfant ? Si je suis avec Hugo, c’est pour assurer notre avenir. Je peux profiter de son influence pour avoir plus d’argent et de relations. C’est toi le père de mon enfant.
Le jour où on voudra partir loin, il nous faudra des moyens. D’accord, je te crois. Madame Wang, ne vous pressez pas, ce n’est pas encore le moment. Mesdames et messieurs, aujourd’hui vous êtes tous réunis ici.
Je suis profondément honoré. Cette réunion a lieu pour la paix. Au nom de l’Empire du Cerisier d’Orient, je félicite cette conférence pour son plein succès. La paix a toujours été l’espoir commun de notre nation.
Bien, ils vont passer à l’action. Parfait. Louis, Sophie, vous êtes morts. Que se passe-t-il ?
J’ai entendu des coups de feu. Des assassins, le président va bien. On dirait des soldats. Qu’est-ce qu’ils veulent ?
C’est fini, on est encerclés. Mesdames et messieurs, silence. Ne paniquez pas. Si vous coopérez sagement, je garantis votre sécurité.
Mais monsieur le président, vous devez signer ce document et annoncer publiquement que désormais ce pays sera administré par l’Empire d’Orient, et vous serez nommé gouverneur héréditaire. Ne rêve pas. Monsieur le président ignore la gravité de la situation. Regardez ça.
Comment le plan Muraille de Fer est-il arrivé entre vos mains ? Tous les secrets de défense de votre pays sont là. Sans la Muraille de Fer, vos frontières ne sont plus protégées. La cavalerie de l’Empire d’Orient entrera quand elle voudra.
Monsieur le président, monsieur Kurosa, c’est une chance de survie pour notre pays. Vous allez entraîner tout le peuple dans la tombe pour votre orgueil ? Signez, on peut régler ça pacifiquement. Pourquoi sortir les armes ?
Kurosa, le plan que tu tiens paraît vraiment crédible. Qu’est-ce que tu veux dire ? Kurosa, regarde bien ce soi-disant plan. Qu’est-ce que c’est au juste ?
Imbécile, c’est un faux. Impossible. Je l’ai pris dans la salle des documents secrets. Louis, c’est toi.
Exact. Hugo, ce que tu as obtenu n’était que de fausses informations préparées avec lui. La vraie Muraille ne s’est jamais écrite sur le papier. Elle est dans le cœur de chaque citoyen de Yue.
La Muraille d’Acier de Yue est imprenable. Avec tes ruses des Cerisiers, tu oses défier mon armée ? N’approchez pas, personne ne bouge, sinon je lui fais sauter la tête. Donnez-moi un avion et une voiture.
Vite ! Lâche-moi. C’est lui qui m’a forcé. Hugo et Kurosa m’ont forcée.
Suzanne, petite peste, tu oses me voler mon homme ? Je vais te tuer. Hugo, sauve-moi. Aujourd’hui, je vais te faire perdre ce bâtard.
On verra comment tu séduiras encore les hommes. Arrête, espèce de folle. Elle porte un enfant des Huo. S’il lui arrive quoi que ce soit, tu le paieras.
Tu t’es fait poser des cornes et tu fais encore le fier. Idiot, je vais te dire une chose. Cette petite garce porte le bâtard de ce commandant Wang. Pendant qu’ils prenaient leur pied, toi Hugo, tu étais étalé comme un chien crevé.
Et tu crois que c’est ton enfant ? Je crache sur toi, tu es le cocu qu’elle a mené par le bout du nez. C’est impossible. Suzanne, dis-moi la vérité.
De qui est vraiment l’enfant que tu portes ? Elle ment effrontément. Cet enfant est de toi. Le commandant Wang et moi, c’est innocent.
C’est elle qui n’arrive pas à tenir son homme, elle m’accuse à tort. Tu racontes n’importe quoi, c’est toi qui m’as séduit sans honte. Ce bon à rien ne m’arrive pas à la cheville, moi aussi on m’a trompée. Non, je n’ai rien fait.
Suzanne, ma petite chérie, j’ai trahi mon pays et rejoint l’ennemi pour toi. Comment oses-tu me traiter ainsi ? Non, je n’ai rien fait. Hugo, Kurosa, qu’est-ce qui m’arrive ?
Je n’étais pas guéri. Incapable. Le remède secret de notre empire ne s’obtient pas comme ça. Je t’ai donné un poison mortel.
Au moindre accès de colère, tu cours à ta perte. Du poison, c’est impossible. Hugo ! Tu ne comprends pas ?
Ils t’ont manipulé depuis le début. Tu n’étais qu’un pion entre leurs mains. Un pion ? Alors depuis le début, je n’étais qu’un pion ?
Vous m’avez tous manipulé. Moi Hugo, j’avais tout calculé. Je ne pensais pas finir dans un état pareil. C’est le karma.
Sophie, tout est de ma faute. J’ai eu tort. C’est Suzanne qui m’a monté la tête, elle est vaniteuse. Elle m’a forcé à me battre et à apprendre.
Sophie, en vérité, c’est toi que j’ai toujours aimée. Vous avez été marié quand même. Elle a déjà fait une fausse couche, tu vas tout lui reprocher ? Une fausse couche ?
Bien fait, elle n’avait qu’à me trahir. Hugo, tu n’as pas compris ? Tout est de ta faute. Louis, tu crois avoir gagné ?
Tu sais seulement ? Dans sa vie passée, elle m’aimait à en mourir. Elle était prête à tout sacrifier pour moi. Son cœur n’appartenait qu’à moi.
Et Louis : tu n’es qu’un arriviste. Ce que tu as obtenu, c’est ce dont je ne voulais pas. Je me fiche du passé de Sophie. Je sais seulement qu’elle est ma femme aujourd’hui, l’unique amour de ma vie.
Moi Louis, peu importe ce qu’elle était dans une autre vie, dans celle-ci et même dans la prochaine, elle ne sera qu’à moi. Madame, ne vous tourmentez pas pour ce fou, allons-y. Sophie, tu es à moi. À moi.
Louis, tu penses encore à ces paroles ? Je sais que c’étaient des paroles de fou. J’ai aussi dit que ton passé ne m’importait pas. Mais dès que je pense à ta vie antérieure, où tu le considérais comme ta vie, où tu as tout donné pour lui, mon cœur est comme imbibé de vinaigre.
C’est insupportablement amer, tu sais. Louis, dans ma vie passée, je l’ai vraiment aimé. Mais dans cette vie, depuis que j’ai décidé de t’épouser, mon cœur n’appartient qu’à toi. Sophie, les mots ne suffisent pas.
Il faut le prouver par des actes. Je pense qu’il est temps d’avoir un enfant. Madame a raison.
Ce soir, je saurai satisfaire madame.