On est le 15, le mois qui marque la nuit unique de monsieur Lu et de son épouse. Un rituel destiné à assurer la descendance, un grand jour pour les élus. Madame, le traitement de fertilité spécialement préparé pour monsieur Lu vous aidera à mieux préparer votre deuxième grossesse et augmentera vos chances d’avoir un garçon. Mon mari, Luclu, est le nouveau milliardaire de Hong Kong.

Il est froid et sans cœur, mais je l’aime à la folie. Cela fait trois ans que je l’aime en secret. Je suis tombée enceinte, et nous nous sommes mariés. Mais je sais que Luclu ne m’a épousée que par devoir.
Il ne m’a jamais aimée. Puis j’ai donné naissance à notre fille Léa, une embolie amniotique. J’ai failli y laisser la vie. J’étais convaincue qu’avec le temps, je finirais par réchauffer son cœur.
Mais après huit ans à l’aimer, après cinq ans de mariage, Luclu devenait de plus en plus froid avec moi. Je me suis dit que si je lui donnais un deuxième enfant, un garçon, il rentrerait dans le rang. Pour cela, j’étais prête à risquer ma vie une fois de plus. À cet instant, la froideur de Luclu m’a réveillée.
Peut-être que cet amour sans réponse aurait dû être abandonné depuis longtemps. Alors, ton grand-père t’a forcé, tu as dû m’épouser et tu m’en veux. Même si tu reviens une fois par mois, tu ne prends jamais l’initiative de m’appeler. Un mariage où les époux sont si distants, j’en ai assez.
Fais ce que tu dois faire. Ça fait longtemps, toujours rien. Quand est-ce que ta mère pourra enfin tenir son petit-fils ? Cette Sophie, si elle n’arrive pas à te donner un fils, laisse Nadine te faire un enfant.
Non, tu as oublié que Sophie a failli mourir à la naissance de Léa, une embolie amniotique. C’est risqué. Nadine est encore si jeune. Je ne veux pas qu’elle prenne un tel risque.
Oh, mon fils Luclu. En fait, ce n’est pas que tu ne sais pas aimer, c’est juste que tu ne m’aimes pas. Allô, Sophie ? Papa, je veux rentrer à la maison.
Qu’est-ce que tu as dit ? D’accord. C’est merveilleux. Sophie, tu as enfin changé d’avis.
Tu es ma fille, la fille de Samuel Su, l’homme le plus riche. Papa comprend. À l’époque, tu as caché ton identité pour préserver la fierté de Luclu. Tu l’as épousé en faisant des concessions.
Le passé, n’en parlons plus. Maintenant, reviens vite à la maison avec Léa. À partir de maintenant, papa s’occupera de vous. Merci, papa.
Maman. Léa, maman, je peux aller à la maternelle Soleil à l’est de la rue ? Merci, maman. Maman, quand est-ce que mon petit frère va naître ?
Léa, quand je t’ai eue, maman a failli mourir. Maman a peur. Elle ne peut plus avoir de petits frères. Pourquoi ?
Maman a déjà eu Léa. Pourquoi elle ne peut pas avoir un petit frère ? Léa, tu n’as pas peur de perdre maman ? Oh là là !
Tante Nadine est déjà arrivée. Super, je descends tout de suite. Léa ! Oh maman, laisse-moi tranquille.
Nadine est violoniste. Il y a deux ans, elle a rencontré Luclu lors d’un concert. Tout le monde dit qu’elle est la maîtresse entretenue de Luclu, alors que c’est moi, sa femme. Mais à cet instant, ils ressemblent davantage à une famille.
Tante Nadine, oui, maman a accepté que je change d’école. Comme ça, toi et papa pourriez venir me chercher tous les jours. À partir de maintenant, tante viendra te chercher tous les jours. Et puis, tante Nadine, ne fais pas de bébé avec papa, d’accord ?
Maman dit que avoir un bébé, c’est dangereux, mais maman a déjà eu Léa. En avoir un autre, ce n’est pas grave. Luclu, Léa, puisque vous aimez tant tante Nadine, je me retire. Je vous donne tout.
Léa préfère tante Nadine. Tante Nadine sent bon. Ses mains sont douces et lisses.
Pas comme maman.


